Information Header Basic Information About NA NA Related Bulletins World Services Contact Information International Helplines Service Handbooks Fellowship Events Around The World NA World Service News The NA Way Online Books, IPs, Keytags, Medallions Internal Site Search

Back to Editorial Archives  | Return To Home Page

Table de Matières

«Guide de l’utilisateur» du NA Way
Le privilège de l’autosuffisance
Courrier 
Le NA Way fait peau neuve ! 
Reddition sans conditions 
La Conférence des services mondiaux telle que perçue par un membre 
Un don précieux 
N’attends pas de mourir. 
Du changement dans l’air pour les services locaux 
T-shirts, tasses à café et boîtes à musique 
Qu’arriverait-il si nous organisions une réunion H&P et que personne ne se présentait? 
L’organisation du 27e Congrès mondial de NA commence 
Nos rapports avec diverses institutions
Henri H&P 
Le service dans H&P après une rechute 
À l’intérieur comme à l’extérieur, le rétablissement, ça existe! 
Problèmes, problèmes, problèmes… 
Pourquoi avons-nous besoin de traduire les manuels de service? 
WCNA-28 aura lieu en Colombie!!
Cela ne vous regarde pas! 
Nouveaux produits du WSO 
Groupe D’appartenance 



Le NA Way Magazine, publié en anglais, français, allemand, portugais et espagnol est la revue des membres de Narcotiques Anonymes. Elle a pour mission de leur fournir de l’information sur le rétablissement et les services, ciblant les questions et événements qui sont d’actualité pour les membres du monde entier, ainsi qu’un calendrier des principaux événements NA. De concert avec cette mission, l’équipe de rédaction est dédiée à produire une revue qui permettra aux membres du monde entier de s’exprimer ouvertement, les tiendra au courant de ce qui se passe dans les services et les informera des congrès à venir. Avant tout, la revue se veut une célébration de notre message de rétablissement qui s’énonce comme suit : «un dépendant, n’importe quel dépendant, peut arrêter de consommer de la drogue, perdre le désir de consommer et trouver un nouveau mode de vie».


«Guide de l’utilisateur» du NA Way
Le NA Way Magazine est une revue de service aux idées larges qui s’adresse au membre NA. Outre les rapports standard en provenance des services mondiaux, le contenu va de l’expérience personnelle de rétablissement, des textes d’opinion sur des sujets qui préoccupent NA dans son ensemble à l’humour ou à la nostalgie concernant l’expérience du rétablissement. Nous cherchons à promouvoir un esprit d’unité et de respect mutuel et ne reculons pas devant la controverse si une solution constructive est proposée. Nous acceptons les textes soumis dans les différentes langues de publication du NA Way, c’est-à-dire l’anglais, le français, l’allemand, le portugais et l’espagnol. 

Tous les manuscrits sont sujets à être revus et corrigés et doivent être accompagnés du formulaire signé de cession des droits d’auteur. 

Les critères pour les différentes sections sont les suivants : 

Articles 
Tout ce qui concerne NA, cela va de rapports sur des problèmes de l’heure ou des événements dans NA à des essais de nature historique et minutieusement documentés sur les débuts de NA dans un CSL (ASL), une région ou un pays. Faites-nous part de votre projet avant de commencer s’il vous plaît. Longueur maximum : 2 500 mots. 

Témoignages
Expérience personnelle de rétablissement, entre 500 et 2 000 mots. 

Paraboles 
Ce sont des textes de fiction que l’auteur utilise pour illustrer un principe spirituel ou une leçon de rétablissement quelconque. Longueur maximum : 1 500 mots. 

Humour et «Fou rire»
La section «Fou rire» contient des extraits de diverses publications NA locales, du matériel tiré du NA Way Magazine, des bribes de textes NA qui ont été mal lues lors d’événements NA et ont produit un effet comique, etc. D’autres textes humoristiques peuvent prendre la forme d’une liste de style «top ten», d’une parodie de passages de publications NA ou d’un questionnaire à choix multiples. Longueur maximum : 1 000 mots. 

Le serviteur de confiance du trimestre
Les communautés NA sont invitées à nous faire parvenir des descriptions de serviteurs de confiance qu’ils aimeraient voir honorés pour leurs efforts de service dans le NA Way Magazine. Les soumissions doivent inclure le prénom et l’initiale du nom du serviteur de confiance, son poste de service et comment l’on peut contacter le groupe ou le comité de service qui le propose pour cette rubrique. Un paragraphe n’excédant pas 50 mots et décrivant pourquoi ce dernier mérite cet honneur doit accompagner chaque soumission.

En haut
Feature Article

Le privilège de l’autosuffisance : 
qui doit défrayer le coût des services NA ?
À la Conférence des services mondiaux de 1997, les participants ont adopté le Guide to Local Services. Ce nouveau manuel présente certains changements à la manière de fournir des services à l’intérieur de la structure de service NA. La réorganisation du système de circulation des fonds qui suggère, entre autres, que les groupes envoient eux-mêmes leurs dons aux services locaux, régionaux et mondiaux n’est pas le moindre des changements décrits dans le Guide. Par ailleurs, pour que nos efforts de service soient couronnés de succès dans le futur, il serait peut-être bon que nous allions au-delà du simple aspect pratique de la circulation des fonds à travers notre système de service pour examiner plus avant ce que signifie pour nous le principe de l’autosuffisance. 

Commençons par un bref historique de la circulation des fonds dans Narcotiques Anonymes. Les plus anciennes versions de nos manuels de service recommandent que les groupes envoient directement leurs dons à tous les niveaux de service. Cependant, en 1982, la Conférence des services mondiaux a approuvé les révisions apportées aux sections du manuel de service sur les groupes, les CSLs (ASLs) et les régions qui encourageaient les groupes à faire don de leur surplus d’argent aux CSLs. Ceux-ci devaient alors acheminer leur surplus aux régions qui devaient envoyer le leur au mondial. Ce système de faire passer les fonds d’un niveau de service à l’autre a donc remplacé ce qui est maintenant suggéré dans le nouveau Guide

Pourquoi alors sommes-nous revenus à notre point de départ ? Pour la simple raison que les surplus n’ont pas circulé ! Souvent les fonds sont épuisés dès le niveau local et il ne reste rien ou très peu à faire passer au régional et au mondial. 

Certains membres trouvent qu’il n’y a pas là de quoi s’inquiéter. Selon eux, les régions et le mondial se tirent assez bien d’affaire avec ce qu’ils reçoivent et leurs actions semblent n’affecter en rien leur groupe d’appartenance. La réalité est tout autre. En effet, les services mondiaux et les régions (dans certains cas, même les CSLs (ASLs) et les groupes) dépendent de plus en plus des profits générés par diverses formes de levées de fonds, comme les congrès, les soirées dansantes, les ventes d’articles-souvenirs et le prix de plus en plus élevé des publications, pour compenser le faible soutien financier en provenance des groupes. Les membres de nos groupes d’appartenance ont donc été directement affectés par ce système inefficace de circulation des fonds, et ce, en payant plus cher les publications et l’inscription aux congrès. Il y a aussi tout le problème des comités et des conseils qui ne répondent pas directement de leurs activités devant ceux qu’ils servent. 

Beaucoup de membres estiment que cette situation crée des problèmes de plus en plus gênants à l’intérieur de la fraternité. Entre autres, il y a le problème des comités, séduits par «l’argent, la propriété et le prestige», qui s’écartent de notre objectif commun (les congrès génèrent souvent de très grosses sommes, encourageant ainsi des comités de congrès bien intentionnés à faire des dépenses incroyablement extravagantes), le fait de mettre de côté d’énormes sommes dites «prudentes» pour financer l’organisation de soirées dansantes et autres événements, et la création d’entreprises spécialisées dans des articles NA de toutes sortes qui semblent souvent nous éloigner de l’aspect spirituel de notre programme. Tout cela indique un désintérêt croissant pour notre objectif commun et un sentiment de plus en plus marqué que nous n’avons plus de comptes à rendre aux groupes pour lesquels les services NA sont censés exister. 

Par ailleurs, nos efforts pour fournir des services à une fraternité qui ne cesse de grandir nous placent devant un sérieux dilemme. Nous savons que nous avons besoin d’argent pour fournir ces services, mais passer le chapeau ne semble pas suffisant pour en défrayer tous les coûts. En effet, les dons des groupes ne peuvent couvrir tous les frais occasionnés par des services que nous estimons essentiels à la croissance de la fraternité et pour transmettre le message au dépendant qui souffre encore. 

Mais tout cela n’est pas nouveau. Déjà en 1986, le Comité des finances de la Conférence des services mondiaux avait avisé la fraternité dans un rapport spécial que le système de circulation des fonds «était incapable de soutenir plusieurs segments de notre structure de service dans plusieurs parties du monde». Le Comité des finances avait exprimé avec force son inquiétude devant l’inefficacité de notre système : «Les problèmes financiers que le système de circulation des fonds soulève pour la fraternité dans son ensemble doivent être examinés avant qu’ils n’atteignent de plus larges proportions.» 

Quelle était la solution du Comité des finances à nos problèmes collectifs d’argent ? Que les groupes envoient directement leurs dons à tous les niveaux de service, donc la suggestion de retourner au système qui avait été abandonné en 1982. Le Comité avait également proposé un plan de circulation des fonds qu’il avait baptisé le «Plan 60,30,10.» Selon ce plan, les groupes auraient donné 60% de leur surplus au local, 30% au régional et 10% au mondial. 

Le bulletin n° 22 des Conseillers de service intitulé «Direct Donations » soutient le concept des groupes faisant directement des dons, mais il soulève également un autre point important : «Les dons directs ne sont pas une solution magique qui règlerait d’un coup tous nos problèmes financiers. Notre responsabilité en tant que membres de défrayer le coût des services que nous demandons est une question qui exige d’être étudiée à fond.» 

C’est un très bon point. Avec le passage au Guide to Local Services, nous avons réadopté officiellement que les groupes fassent eux-mêmes des dons à tous les niveaux de service. Mais si cela ne s’accompagne pas d’une discussion sur le principe de l’autosuffisance, cette «réinvention de la roue» pourrait fort bien ne faire aucune différence quant à la capacité collective de notre fraternité de subvenir à ses besoins. Nous devons maintenant tous nous interroger sur ce qui nous a poussé à manquer à notre responsabilité de soutenir financièrement notre structure de service. 

Nous devons nous demander s’il est sage de fonder notre capacité de fournir des services sur des sources de revenus aussi incertaines qu’imprévisibles, tels les profits des congrès et des ventes d’articles-souvenirs et de publications. Pouvons-nous continuer à risquer l’avenir de notre fraternité en pariant sur des sources de revenus aussi instables ? Nous devons nous poser ces questions : «À quoi devrait servir l’argent que je mets dans le chapeau à chaque réunion, mis à part payer le loyer, les publications et le café ? Pourquoi ne collectons-nous pas assez d’argent avec la Septième Tradition pour soutenir adéquatement nos services ?». Si nous n’abordons pas, partout dans la fraternité, le sujet de notre responsabilité de subvenir entièrement à nos propres besoins, tous les systèmes de circulation des fonds du monde, nouveaux ou anciens, ne serviront à rien. En d’autres mots, si l’argent ne sort pas des poches au moment de la collecte, il n’y en aura pas pour payer les services ! 

Un de nos vieux membres avait clairement compris la situation. Dans un bulletin des conseillers de service écrit en 1985, il a décrit le véritable problème qui minait toutes nos tentatives de régler une fois pour toutes le problème de la circulation des fonds. Voici ce qu’il dit : «Nos efforts pour nous rétablir amènent de grands changements d’attitudes et d’actions, mais trop souvent ils prennent une forme négative. Nous qui étions dans l’actif généreux à outrance, toujours prêts à payer pour tout, à épater, à dépenser sans compter, devenons en rétablissement mesquins et égoïstes avec toutes sortes de bonnes excuses pour l’être... Nous semblons oublier que nous devions tous trouver l’argent pour payer nos drogues et peu importait la manière. Si nous pouvions consacrer une toute petite fraction de cet argent ou de cette énergie à transmettre le message de rétablissement à tous les dépendants qui n’ont pas encore trouvé NA, quel travail nous ferions !»

Il se pourrait que le problème n’ait rien à voir avec notre système de circulation des fonds. Il se pourrait que nous ayions tout simplement oublié d’où nous venions, ce que cela a pris pour que nous devenions abstinents et ce que conserver ce que nous avons en le partageant signifie. Pour beaucoup d’entre nous qui, pendant si longtemps, ont pensé uniquement en termes de ce qu’ils pouvaient obtenir d’une personne, d’une situation, l’idée de donner inhérente au concept de «rester autosuffisants à l’aide de nos propres contributions» représente tout un changement. Nous prenons un gros risque en misant sur les profits des congrès et des publications pour défrayer le coût de nos services. Pensons une minute à ce que cela pourrait signifier pour les dépendants du monde entier qui souffrent encore si les ressources financières de la fraternité devenaient aussi stables que ses groupes, l’épine dorsale de Narcotiques Anonymes. 

Au même moment où l’efficacité de notre message et de notre mode de vie nous remplit de fierté et de gratitude, nous devons nous tourner de nouveau vers le sens profond de nos principes. Nous devons remettre à l’honneur celui de l’autosuffisance au moyen de nos propres contributions. Nous devons faire face à la réalité qu’un dollar n’a plus la même valeur qu’autrefois, que ce soit pour un pain ou la Septième Tradition. Comme nous le rappelait ce membre il y a douze ans, nous devons nous souvenir que : «La survie de NA dépend de chacun de nous. Ce petit quelque chose que nous ne donnons pas pourrait faire qu’un dépendant mourra ou survivra. Ce dépendant pourrait être vous.» 

En haut

Courrier 
Je veux en savoir plus sur l’histoire de NA
J’ai eu l’occasion de voir le prototype du nouveau NA Way et je crois que ce format fonctionnera bien. J’étais à l’atelier de travail de ma région sur le Rapport sur l’ordre du jour de la Conférence et lorsque nous avons discuté des propositions concernant le NA Way, le coordonnateur a demandé combien parmi les trente-neuf personnes présentes étaient abonnées à la revue. Je regrette de vous dire qu’il n’y en avait que quatre. J’aimais bien l’ancienne page couverture et j’espère que le talent artistique des dépendants pourra s’exprimer ailleurs dans le nouveau format. 

J’aimerais beaucoup lire des articles concernant l’histoire de NA. J’ai en ma possession du matériel de source inconnue sur le sujet, mais j’aimerais bien en voir dont l’authenticité peut être confirmée. 

Mike H., Illinois 
Le changement amène la croissance 
Je félicite les gens dans NA d’avoir conçu cette nouvelle revue et de l’offrir à des lecteurs tels que moi. Le service m’importe, alors, bien entendu, je lis les propositions du CAR et je dois dire que ma première réaction a été défavorable : «Quoi, plus de NA Way ?». Mais je comprends les problèmes auxquels vous êtes confrontés et je suis convaincu que les changements proposés ont été adoptés parce qu’ils devaient l’être. 

En appliquant ce programme à ma vie, j’ai développé la capacité d’avoir de l’ouverture d’esprit. Il m’est possible de considérer d’autres points de vue que le mien dans cette situation. Je sais que nous devons tenir compte de ce qui est le meilleur pour le plus grand nombre possible. D’ailleurs, les changements sont ce qui nous fait grandir. Je soutiens la décision de Narcotiques Anonymes et je suis très reconnaissant pour tous les bienfaits que ce programme m’a apportés. 

Thomas F., Maryland
Les lettres de tous les lecteurs du NA Way Magazine sont les bienvenues dans cette rubrique. Elles peuvent exprimer des commentaires sur n’importe quel article paru dans le NA Way ou simplement un point de vue sur un sujet d’inquiétude dans la fraternité NA. Elles ne devraient pas excéder 250 mots et nous nous réservons le droit de les réviser. Toutes les lettres doivent être signées et inclure une adresse et un numéro de téléphone valides. Les prénoms suivis de l’initiale du nom seront utilisés comme signature à moins que l’auteur ne demande l’anonymat. 

En haut

Le NA Way fait peau neuve ! 
par Stu T., Ron S., et Rogan A. 
Conseil de rédaction du NA Way 
Le nouveau NA Way est plus qu’une simple version retapée de l’ancien NA Way Magazine

Tout d’abord, le nouveau NA Way est une revue qui sera disponible en plusieurs langues. En plus d’être publiée en anglais, elle le sera aussi en français, en allemand, en portugais et en espagnol. Ce seul fait nous en dit beaucoup sur la croissance de la fraternité. Auparavant, les membres NA qui vivaient dans les communautés où l’on parle ces langues avaient dû se satisfaire de partager dans les réunions locales, de traductions de matériel NA (quelque chose de relativement nouveau dans la plupart de ces communautés) et, parfois, d’un petit journal local dans la langue de leur communauté. Même si tout cela est déjà très bien et fournit au dépendant l’essentiel dont il a besoin pour se rétablir, toute communauté NA a besoin d’un lien avec NA dans son ensemble afin de sentir qu’elle fait partie de quelque chose qui transcende les frontières nationales et les barrières qu’érigent les différentes langues et cultures. Le fait que la revue soit publiée en plusieurs langues est une bonne nouvelle aussi pour ceux qui désirent écrire des articles. Si l’anglais est votre langue, soumettez votre article. S’il est accepté, votre témoignage ou opinion sera imprimé en cinq langues et envoyé à plus de 26 000 abonnés. Belle façon de porter le message, n’est-ce pas ?

Mais qu’est-ce qui se passe si vous parlez français, allemand, portugais ou espagnol ? Comment cela vous concerne-t-il ? Eh bien, pour la première fois vous allez pouvoir écrire et soumettre un article sur le rétablissement dans votre langue maternelle. Lorsque nous l’aurons reçu au WSO, nous le traduirons en anglais pour que notre Conseil de rédaction puisse le lire. S’il est approuvé, il sera alors publié dans sa langue d’origine dans l’édition correspondante du NA Way et traduit dans toutes les autres éditions du NA Way.

Plus qu’un simple rapport 
Une autre différence entre le nouveau et l’ancien NA Way est le fait qu’il contiendra des rapports sur diverses facettes des services. Outre toutes les nouvelles des services mondiaux que l’on retrouvait auparavant dans le Newsline du WSO, le Conference Digest, le PI News et le H&I News, il contiendra également, nous l’espérons, une profusion d’expériences de service local. Nous allons nous mettre à la recherche des communautés NA qui ont fait quelque chose dans le domaine des services qui pourrait être utile à d’autres communautés, comme une façon originale de faire de l’information publique ou une solution au problème du manque de serviteurs de confiance au niveau local, et autres expériences de cet ordre. Nous espérons aussi recevoir des textes d’opinion. Notre désir le plus sincère est d’être le plus représentatif possible de la diversité d’opinions et d’expériences qui existe dans notre fraternité et nous n’hésiterons pas à publier un texte qui remet en question les idées reçues. 

Les rapports des services mondiaux seront conçus pour le membre NA moyen qui veut avoir une idée générale de ce qui se passe dans notre fraternité. Entre autres, comment se porte le WSO ? Quelles nouvelles publications ou traductions ont été mises en chantier ? Comment les projets nationaux et internationaux de l’Information publique et de H&P contribuent-ils à promouvoir la croissance et la réputation de NA, et comment cela aidera-t-il le dépendant qui souffre encore ? Où et quand se tiendra le prochain congrès mondial ? 

Nous, les serviteurs de confiance du niveau mondial et le personnel du WSO, trouvons très stimulantes les possibilités de communication qu’offre le nouveau NA Way. Pendant des années, le manque de communication directe avec les groupes a été pour nous une source constante de frustration. Chaque fois qu’un membre nous disait que nous ne communiquions pas assez efficacement, ne rejoignions pas assez de membres ou n’utilisions pas la bonne langue, nous étions confrontés au même sentiment de frustation et redoubliions nos efforts. Souvent, à cause du peu d’abonnés, les publications produites jusqu’à présent ne se rendaient pas jusqu’aux groupes ou bien, comme c’était le cas avec le Newsline, elles étaient perçues comme ne contenant pas des informations importantes. Le nouveau NA Way nous donnera la possibilité de vous informer de ce qui se passe dans les services mondiaux, mais aussi de savoir ce que vous en pensez. Nous sommes fermement convaincus que si nous vous tenons au courant de ce qui se passe dans la fraternité mondiale, vous nous ferez part de vos sentiments et réactions. Plus nous en saurons sur les besoins de notre fraternité, plus nous serons en mesure de fournir des services adéquats. 

Qu’est-ce qui ne changera pas?
Comme la fraternité a exprimé le désir de conserver ces éléments, le nouveau NA Way contiendra un calendrier des congrès et des événements à venir, la bande dessinée «Groupe d’appartenance» et la possibilité pour tout membre NA qui le souhaite de soumettre un article. 
Quel sera le prix de la revue?

Le prix est un des meilleurs aspects du nouveau NA Way: il est entièrement gratuit. Vous n’avez qu’à téléphoner ou écrire au WSO et demander un abonnement. Cependant, en raison de la possibilité qu’un trop grand nombre d’abonnés dépasse nos capacités actuelles, nous allons demander à ceux qui recevront le nouveau NA Way de confirmer leur désir de le recevoir régulièrement. Cette mesure nous aidera aussi à garder des données plus précises sur les groupes, les membres et les comités de service. 

Bien entendu, il y a des frais associés à la production du nouveau NA Way, environ 85 000 $ par année en fait. Le WSO a toujours absorbé de tels coûts dans le but de remplir sa mission de fournir des services qui encouragent la croissance et le développement de Narcotiques Anonymes. Toutefois, NA, en tant que fraternité, a atteint un point de son développement organisationnel où nous devrons discuter de ce que nous voulons dans le futur et de la manière de payer pour ce que nous voulons. Voir la page 1 pour un rapport détaillé sur cette question. 

Le NA Way Magazine est votre revue à vous, membres NA. Nous vous encourageons à la lire et à écrire pour elle. Le «Guide de l’utilisateur» vous explique comment soumettre un texte. Nous allons surveiller de près notre boîte aux lettres ! 

The NA Way Magazine 
PO Box 9999 
Van Nuys, CA 91409 USA 
tel (818) 773-9999
fax (818) 700-0700 

En haut


Témoignages
Reddition sans conditions 
Comme la plupart des dépendants, mon passé est une histoire de guerre où les défaites ont fini par former une masse indéfinissable que j’appelle aujourd’hui mon «actif». J’ai tendance quand je donne mon message à vouloir vous impressionner avec ma qualité de «dure», les drogues que j’ai consommées, à quel point j’étais rusée et capable d’encaisser, mais j’essaie de ne plus le faire. Disons qu’en ce qui concerne les drogues, j’ai consommé tout ce que je pouvais et dans tous les orifices disponibles. Et s’il n’y en avait pas pour une drogue particulière, j’en faisais un. J’ai tout fait pour me procurer les substances qui me permettraient de survivre une autre journée dans un monde que je ne comprenais pas, mais que j’essayais néanmoins de contrôler. En réalité, je ne me sentais pas comme la dure que je prétendais être. La plupart du temps, je me sentais démunie, confuse et seule. 

Je sais aujourd’hui que ce n’est pas la première étape qui m’a rendue abstinente ou qui me garde abstinente. J’avais fait la première étape dès ma troisième ou quatrième année de consommation. Je savais que j’étais une dépendante. J’étais impuissante. Ma vie était un gâchis et je savais qu’elle le resterait. Quelqu’un comme moi ne pouvait s’attendre à autre chose. Je vivais ce mode de vie en sachant très bien que ça ne changerait jamais. Quand on est dépendant, on l’est pour toujours. Vous qui lisez cela savez de quoi je parle. 

Comme beaucoup de dépendants, j’ai connu les prisons, les institutions et j’ai frôlé la mort. J’ai été ranimée de mes surdoses à plusieurs reprises par des professionnels bien intentionnés que j’accusais par la suite d’avoir gâché mon «high». De nombreuses fois, j’ai cru que la mort serait mieux que la dégradation, les couteaux, les fusils, les viols, les raclées, la panique, le sang, les tortures, les cadavres, la terreur, la paranoïa, les fois où l’on s’en tire de justesse, où l’on essaie d’être «gentille» pour se tirer d’affaire, les sourires figés, les yeux vides; oui beaucoup mieux que tituber dans des rues sombres, refaire les mêmes trottoirs familiers avec la même solitude au coeur, dormir dans des corridors puant l’urine, et tout cela jour sans fin après jour sans fin et dans des villes différentes, mais la mort ne venait jamais et le cycle recommençait toujours. 

Je n’ai pas arrêté de consommer parce que c’était quelque chose que je voulais faire. Rien ne m’effrayait autant que l’idée d’arrêter de consommer. Je regardais les gens qui palpaient des tomates dans un magasin d’alimentation et me demandais comment il pouvait faire une telle chose. Comment pouvaient-ils être si préoccupés par des tomates quand ils allaient mourir eux aussi ? Comment une personne, assise dans sa voiture, en train de se nettoyer le nez en attendant que le feu passe au vert, pouvait-elle croire que où elle allait et ce qu’elle faisait pouvait avoir une importance quelconque ? Ne savait-elle pas la vérité ? Je savais que je n’étais pas comme eux et que je ne pourrais pas vivre comme eux. Je ne pouvais formuler comment je me sentais, mais cela faisait très mal quand même et j’étais certaine que si le reste du monde savait ce que je savais, ils consommeraient eux aussi. 

Un jour, debout sur une falaise avec ma fille de trois ans dans les bras, j’ai pensé à la précipiter dans le vide. Ainsi tout serait fini pour elle. Je pensais que c’était mieux que de la laisser grandir seulement pour qu’elle en vienne à connaître ce que je considérais comme la vérité. Je croyais que ce serait un acte d’amour que de la tuer maintenant alors qu’elle était encore naïve et innocente. J’ai reculé et je suis retournée à la voiture, soudainement couverte de sueur. 

Quand 1979 est arrivé, j’avais déjà été sur un programme de méthadone, traîné partout, divorcé, perdu une maison, été expulsée plus d’une fois et confié la garde de mes enfants à d’autres. Je n’avais plus de respect de moi-même ou aucune des choses que la plupart des gens essaient d’accomplir pendant leur vie. Il me restait mes drogues et le style de vie dénué de sens qui allait avec celles-ci. Au début de 1983, j’ai épousé celui avec qui je consommais. Peu après, j’ai presque perdu un pied à force d’essayer d’y injecter des drogues. Je marchais avec des béquilles et dormais 22 heures par jour. Mon mari me volait mes comprimés contre la douleur et je souffrais physiquement, mentalement et spirituellement. J’avais été témoin d’un meurtre au moyen d’une surdose et en avais parlé. Des amis du revendeur de drogues qui avait commis le crime frappaient constamment à ma porte. Je ne répondais pas, mais ils frappaient si fortque je craignais qu’ils arrivent à forcer la porte et me trouvent. Je vivais dans la garde-robe. J’étais paranoïaque, en proie à des fantasmes et pensais constamment au suicide. 

À peu près à cette époque, un ancien ami de consommation m’a amenée à ma première réunion NA. Lorsque je me suis glissée à l’intérieur, vous étiez là et vous m’avez accueillie comme si j’étais quelqu’un qui en valait la peine. J’étais complètement défoncée, je m’endormais tout le temps, la salive me dégoulinant au coin des lèvres. Je ne me souviens pas de grand-chose, sauf que lorsque je parlais ou agissais de façon inappropriée, vous ne m’avez pas mise à la porte comme les autres le faisaient. Vous me serriez plus fort dans vos bras et me disiez de revenir. 

Un parent a suggéré que mon mari et moi devrions aller en maison de thérapie. Bien sûr, nous avions nos conditions : une chambre commune, la télévision, la piscine. Aussi, l’endroit devait être situé dans un autre État que celui dans lequel nous vivions. Finalement, il est allé à un centre et moi à un autre. Le mien était une institution pyschiatrique, une parmi les nombreuses de ce genre que j’avais fréquentées au cours de ma vie. Il a quitté avant la fin et est resté abstinent. J’ai quitté avant la fin et j’ai consommé dans l’avion qui me ramenait chez moi. 

Nous avions vendu nos meubles, alors nous avons emménagé chez nos parents. J’ai suivi plusieurs thérapies et fait des séjours dans des maisons de transition aux conditions plus ou moins strictes. Je continuais de consommer. Je continuais aussi à aller en réunion quand je trouvais le courage de le faire. Même si vous continuiez de m’accueillir, je me sentais si peu à ma place parce que je savais que je n’arriverais jamais à rester abstinente bien longtemps. Après tout, j’étais une dépendante et les dépendants ne changent pas. Je suis quand même arrivée, en m’accrochant désespérément, à ne pas consommer pendant trente, soixante, quatre-vingt-dix jours, puis trente jours et encore trente jours et ainsi de suite. Chaque rechute avait sa particularité, une fois c’était une armoire à pharmacie un peu trop remplie, une autre un docteur peu scrupuleux, une bouteille de sirop pour la toux et ensuite une bouteille de vin. Malgré la noirceur croissante du puits de l’échec dans lequel je sombrais un peu plus à chaque jour, je continuais de venir aux réunions. Je n’avais plus d’autre endroit où aller. 

Un jour, après que vous m’ayez aidée à rester abstinente six mois, le plus long bout que j’avais jamais fait, je me suis trouvée de nouveau dans le stationnement d’une pharmacie avec une bouteille de sirop pour la toux à la codéine entre les mains. Du geste coulant que j’avais eu l’occasion de perfectionner au cours de mon existence, je portais la bouteille à mes lèvres et la vidais d’un trait. Mais tout au contraire de ce qui se produisait normalement, mon estomac s’est rebellé et j’ai tout vomi. Il ne me restait plus de veines et maintenant mon estomac s’en mêlait et je ne pouvais même plus garder les drogues que j’ingérais. J’ai su alors que j’étais non seulement nulle en matière de rétablissement mais aussi en matière de consommation. J’ai éclaté en sanglots à l’idée que le sort qui m’attendait était de vivoter dans cette sorte de purgatoire ou de limbes qu’est le monde situé entre la dépendance active et le rétablissement. Je me suis assise dans le parc de stationnement et fixais, à travers mes larmes, mes chaussures couvertes de vomissures et j’ai compris alors que les drogues avaient perdu leur pouvoir, elles ne pourraient plus m’aider à survivre. Je savais que sans drogues pour attténuer la douleur, ma vie ne serait plus qu’une existence vide de sens, qu’un vague mouvement à travers temps et espace, et je savais que je ne pouvais vivre ainsi. J’étais certaine qu’il ne me restait qu’une chose à faire : rentrer dans un mur avec ma voiture et en finir une fois pour toutes.

Or, ce jour-là, il y avait aussi autre chose, quelque chose qui ne cessait de me chicoter, une sensation dont je ne pouvais me défaire. J’avais assisté aux réunions et vous avais écoutés, vous, les dépendants. C’était, bien sûr, avec beaucoup de suspicion, de scepticisme et de doutes, mais j’écoutais quand même. J’avais constaté que vous aviez tous votre propre vérité et qu’elle n’était pas si différente de la mienne au bout du compte, que vous aviez tous souffert et que nous avions cela en commun également. Ces choses, je pensais que personne ne pouvait les comprendre, mais, d’une certaine manière et je ne savais trop pourquoi, je croyais que peut-être vous pourriez le faire, que peut-être vous saviez comment c’était de vivre comme j’avais vécu, que peut-être vous en aviez été là vous aussi. Pour la première fois de ma vie, sous l’emprise d’une grande douleur qu’aucune drogue ne venait soulager, j’ai pensé que peut-être, oui peut-être il y avait de l’espoir après tout et peut-être, juste peut-être, vous étiez cet espoir. 

Donc, dans ce parc de stationnement, je suis finalement allée au-delà de cette première étape que je faisais depuis si longtemps : j’ai cessé de me battre et me suis abandonnée corps et âme. J’en suis vraiment venue à croire que seule une puissance supérieure à moi-même pouvait me rendre la raison. J’ai consciemment pris la décision de confier ma vie et ma volonté aux soins de cette puissance. Au moment même, l’espoir s’est mis à luire dans cette sombre caverne vide que j’étais devenue. Je ne suis pas rentrée dans un mur avec ma voiture. Au lieu de cela, je suis retournée à NA, mais cette fois en m’abandonnant entièrement à Dieu, à vous et aux principes spirituels du programme de Narcotiques Anonymes. Le lendemain, nous étions le 4 mai 1984. J’ai treize ans d’abstinence aujourd’hui. Merci.

Maimu A, Ohio
La Conférence des services mondiaux
telle que perçue par un membre 
Je suis assis ici en train d’essayer de formuler le rapport que je dois présenter à ma région sur ce qui s’est passé à la Conférence des services mondiaux. Je vais certainement finir par produire un rapport pratique et bien structuré, mais pour l’instant seuls les moments les plus touchants de la conférence me viennent à l’esprit. C’était ma dernière année en tant que participant et cela avait peut-être quelque chose à voir avec le fait qu’à plusieurs reprises j’ai eu l’impression que j’allais fondre en larmes d’une minute à l’autre, mais je ne pense pas que cela s’arrête là. Je n’étais pas le seul qui ait été ému lorsque le représentant des Philippines a demandé à la Conférence de revenir à ses priorités ou quand Anthony E., un des codirecteurs exécutifs du WSO, retenait ses larmes sur le podium en parlant de Debbie G., une employée du WSO qui est décédée cette année pendant qu’elle était au travail. Je n’étais pas le seul à ressentir une joie intense quand un nouveau avec quatorze jours d’abstinence a demandé comment il pouvait se joindre à nous et que toute la conférence s’est levée, a poussé des acclamations et lui a répondu que c’était déjà fait. Je n’étais pas le seul à retenir ses larmes quand la représentante du Japon, après avoir donné son opinion par l’entremise de son interprète, a pris le micro pour dire en anglais : I can’t, we can (Ensemble nous pouvons !). 

Beaucoup plus que les propositions et les procédures parlementaires qui apparaissent plus tard dans le procès-verbal de la Conférence des services mondiaux, entre dans sa composition. Peut-être que certains évalueront la Conférence selon ce qui a été adopté ou non, mais je préfère l’évaluer d’une façon très personnelle, c’est-à dire par ces événements et les personnes qui les ont fait se produire. Cela continuera d’influencer le cours de ma vie longtemps après que la dernière proposition aura été approuvée. 

Nick G., Massachusetts
Un don précieux 
Bonjour à mes amis dépendants partout dans le monde!

Mon histoire est la même que la vôtre. J’ai commencé à consommer et j’ai continué à le faire pendant plusieurs années. Aujourd’hui, je suis abstinent parce que vous m’avez appris comment vivre à la manière NA. J’apprends encore et veux vivre pleinement. 

J’ai un fils de trois ans pour qui je suis un père merveilleux parce que je peux lui donner tout cet amour que je n’ai pas reçu pendant ma propre enfance. Le début de mon rétablissement a été rempli de confusion. Je ne savais que faire avec mes émotions ou avec mon fils. Je me sentais très coupable de ne pas être capable de prendre soin de lui. Mon parrain, Dieu le bénisse, m’a enseigné que si je n’apprenais pas à être responsable de moi-même et de mon rétablissement, je ne pourrais pas être responsable d’un autre. Je ne vis pas avec la mère de mon fils, mais nous avons une excellente relation. Nous n’utilisons pas notre enfant comme une arme pour nous blesser mutuellement et nous sommes très conscients que cette habileté nous vient du rétablissement. 

Je ne suis pas abstinent depuis très longtemps. Bientôt, je vais célébrer mes trois ans. Pour moi, c’est beaucoup. NA vient de célébrer ses dix ans en Suède et j’étais de la fête en compagnie de tous mes amis en rétablissement, quel beau cadeau n’est-ce pas? 

À la réunion d’hier soir, j’ai ressenti un grand sentiment de gratitude pour le fait d’avoir retrouvé la raison au point de pouvoir apprendre de mes erreurs. Hier, avant la réunion, je suis passé par mon ancien quartier et j’ai rencontré un vieil ami. Il m’a demandé si je connaissais quelqu’un qui avait de la drogue. J’aurais peut-être dû l’inviter à la réunion NA, mais je ne l’ai pas fait. 

Aujourd’hui, je fais le ménage de mon appartement et ce soir mon fils vient à la maison. Je vais être capable de voir à ce que tous les deux nous prenions un bain, à ce que je me rase et à ce que nous mettions nos pyjamas. Et je vais dormir comme un loir. Je parie qu’aucune drogue ne peut me donner de meilleure sensation.

Je vais continuer à me rétablir avec vous, dans NA, un jour à la fois. Merci de m’aider à vivre une si belle vie. 

Anders S. Suède
N’attends pas de mourir. 
Je suis abstinente aujourd’hui. Certains jours, il n’est pas facile de le rester et ce n’est pas parce que j’ai envie de consommer et d’avoir du plaisir. C’est plutôt parce que j’ai envie de mourir ou juste de ne rien ressentir pour quelques heures. 

J’avais neuf ans d’abstinence quand j’ai succombé au désir de m’autodétruire une nuit où je me sentais seule et isolée. J’ai saisi une boîte de tranquilisants qui avaient été prescrits à quelqu’un d’autre. Aujourd’hui, j’ai dix-huit mois d’abstinence. Quand j’ai arrêté cette fois, je n’ai pas eu à faire face aux désagréments du sevrage comme la première fois, mais j’ai ressenti beaucoup de honte. Et, au contraire de la première fois aussi, le nombre de fois que j’ai envie de mourir, au cours d’un jour ou l’autre, n’a pas diminué considérablement. 

Je dois préciser que ce sentiment de vouloir mourir n’est pas nouveau. En fait, de ma petite enfance à 1987, c’était la norme. Tout le reste pouvait changer, mes partenaires, ma sexualité, mes drogues, mon adresse, mon nom et mes amis, mais cela ne bougeait pas. Durant toute ma vie, au moins une fois par jour et plus souvent pendant toute la journée, je ne voulais que mourir. 

J’ai beaucoup appris sur moi-même au cours de mes neuf ans d’abstinence. Premièrement, que j’étais dépendante jusqu’au bout des ongles et que je pouvais utiliser la caféine et le sucre comme des substances qui modifient l’humeur de la même manière que j’avais utilisé les drogues, alors j’ai dû les éliminer de mon régime. 

Par la suite, j’ai remarqué, ou plutôt ma marraine et ma Puissance supérieure l’ont remarqué en premier et me l’ont signalé, que je faisais du service de façon très compulsive. Par exemple, j’étais membre de quatre groupes d’appartenance avec un poste de service dans chacun, j’avais des responsabilités au niveau local et dans deux sous-comités, j’étais sur la liste des volontaires de l’appel à l’aide, j’avais sept filleules, et j’en passe. J’ai donc dû promettre de me retirer de tout (pour être honnête, j’ai gardé l’appel à l’aide et les filleules), jusqu’à ce que je sois capable de modération. Cela ne m’empêche pas d’être toujours aussi convaincue que ceux qui accrochent vraiment à ce programme sont ceux qui s’engagent dans une forme ou une autre de service pendant leurs deux premières années de rétablissement. Cela aide à développer un sentiment d’appartenance. Mais je dois reconnaître aussi que j’y suis allée un peu fort.

Ma fille me voyait moins que lorsque je consommais. Ma conjointe ne me voyait pas plus et je dois dire que le service me rendait bien service à cet égard. En étant aussi prise par mes diverses responsabilités, je n’étais pas confrontée au gâchis de notre relation. C’est alors que j’ai commencé à comprendre que mes méthodes de rapport avec les autres ne fonctionnaient pas très bien pour personne, en commençant par moi. 

Certains dans NA ont une aversion prononcée pour le mot codépendance. Pas moi. Je vois cela comme juste un autre défaut de caractère sur lequel on doit suer, prier et sans lequel on espère pouvoir apprendre à vivre. 

Il semble d’ailleurs avoir plusieurs couches. Juste au moment où je pense en avoir mesuré toute l’épaisseur, le voilà qui resurgit à un autre endroit avec des racines qui s’enfoncent dans ma psyché à une profondeur que je ne savais même pas que cette dernière possédait ! J’en ai entendu d’autres qui ont partagé avoir expérimenté des difficultés semblables avec certains de leurs défauts de caractère, alors je ne suis pas unique en mon genre. Je continue donc de travailler dessus, un jour à la fois. 

Quand j’ai eu cinq ans, au moment même où je pensais que ma vie commençait à bien marcher (j’avais mis un terme à cette relation, n’avais qu’un poste de service, travaillais à plein temps et suivais des cours le soir), ma Puissance supérieure a jugé bon de me mettre un bâton dans les roues. 

J’ai commencé à avoir des sensations, des émotions et des souvenirs que je n’avais jamais eus auparavant. Ce n’était pas par hasard que mes amies NA les plus proches, comme je finissais toujours par le découvrir, étaient des victimes d’inceste. Elles étaient mon genre, littéralement, puisque j’en étais une moi-même.

Pendant un certain temps, j’ai repoussé l’idée de me pencher sur cette réalité. Je me disais que j’allais finir la session en premier, puis je m’en occuperais, ou bien qu’il me fallait travailler fort pour obtenir de meilleures notes pour pouvoir entrer à l’université, ou bien que j’allais attendre d’en avoir fini avec les timbres cutanés de nicotine. Mais vous savez ce qui se passe quand on ne s’occupe pas de ce genre de choses, elles s’infiltrent dans tous les domaines de votre vie ! 

Puis, un jour, une très chère amie est morte de la maladie de la dépendance. Avec son histoire, il est difficile de dire si c’était un accident ou un suicide. Elle avait déjà eu six ans d’abstinence. J’ai donc commencé une thérapie et amorcé ce nouveau voyage d’exploration de soi. Et c’est devenu de plus en plus difficile. 

Comment s’y prendre dans une telle situation ? Je m’abstiens de quoi exactement, un jour à la fois ? Je demande qu’on m’enlève quel défaut de caractère ? Mon enfance ? Comment dois-je me comporter dans les réunions de famille avec celui qui m’a violentée quand je suis terrifiée et que j’ai la nausée ? Qu’est-ce que je fais avec la honte ? 

J’ai abandonné mes cours à l’université (cela n’a pas aidé) et j’ai commencé une relation avec une femme que j’adore (relation profondément satisfaisante, mais la peur et la honte étaient encore là). J’ai arrêté de travailler. J’ai déménagé. J’ai cessé de prendre du service. J’ai recommencé à fumer et finalement, en pleine nuit, j’ai consommé parce que je n’en finissais pas de vouloir mourir.

Depuis, j’ai déménagé de nouveau. Je n’ai plus de contact avec ma famille. Ma conjointe me soutient du mieux qu’elle peut, et je pense encore au suicide de façon régulière. D’une manière ou d’une autre, il faut que j’arrive à travailler les étapes là-dessus. Oui, il existe des thérapies et des groupes pour ce genre de problèmes et j’y participe, mais seules les Douze Étapes de NA ont jamais fait une réelle différence dans ma vie. 

Alors, je me penche sur le passé et réexamine les événements. Qu’est-ce que j’ai fait en 1987 que je n’ai pas fait en 1995, que je n’ai toujours pas fait en 1996 ? Et la réponse s’esquisse. À trois mois d’abstinence en 1987, j’avais commencé à écrire une quatrième étape. J’avais agi ainsi parce que je posais des questions comme celles-ci : «Comment sait-on qu’on est prêt pour une quatrième étape ?» et «Comment sait-on si on a vraiment bien saisi la troisième étape ?» Un vieux membre m’a pris à part à la fin d’une réunion et voici ce qu’il m’a dit : «J’ai su que je travaillais vraiment la troisième étape quand j’ai commencé à écrire ma quatrième, car ce n’était certainement pas ma volonté de faire un inventaire moral sans peur et approfondi. Vas-y, tu n’as pas besoin d’attendre un signe. N’attends pas de mourir.» 

Ah, mon Dieu, je pleure : c’est bien cela n’est-ce pas ? Je vais devoir écrire un inventaire et inclure tout ce qui m’est arrivé, ce que j’en ai fait et comment cela continue de m’empoisonner l’existence. Juste y penser me fait horreur. Voilà la vraie raison pour laquelle je ne l’ai pas encore fait. J’ai eu tous les signes possibles. J’ai trouvé ma réponse en vous partageant mon histoire et ma douleur. Il est temps de reprendre la plume et de continuer le combat. J’espère que mes mots aideront quelqu’un autant que cela m’a aidée de les écrire. Merci de m’avoir permis de partager. 

Ros R. Australie 


En haut



Services
Du changement dans l’air 
pour les services locaux 
 

par Mary C-V, 2e coord. adjointe 
Conférence des services mondiaux 
Après avoir fourni pendant quinze ans des services à l’intérieur d’une structure «temporaire», la fraternité NA a maintenant une structure permanente, du moins pour les services locaux. À la Conférence des services mondiaux d’avril 1997, les participants ont approuvé le Guide to Local Services in Narcotics Anonymous (GTLS). 

Qu’est-il advenu du Temporary Working Guide to our Service Structure (TWGSS)? Avec l’approbation du GTLS, la Conférence a également retiré les sections sur les services locaux du TWGSS et l’a rebaptisé le Temporary Guide to our World Service Structure (TGWSS). La direction que prendront les services mondiaux sera déterminée et mise en pratique au cours des prochaines années. Une description de cette structure éventuelle remplacera probablement le TGWSS à ce moment. La Conférence a aussi remplacé le contenu du dépliant Le Groupe par le chapitre intitulé «Le Groupe NA» qui apparaît dans le GTLS. 

Le GTLS est le premier manuel de cette longueur, approuvé par la Conférence, sur les services locaux. L’adoption de ce nouveau guide représentera un bouleversement majeur pour la plupart de nos membres. C’est la publication la plus détaillée sur les services locaux que NA ait jamais eue et elle contient toute une série de nouveaux termes et de nouveaux titres avec lesquels tous devront se familiariser.

Les noms et fonctions de certains postes de service sont différents. Les rôles et responsabilités entre les niveaux de service et à l’intérieur d’un même niveau sont décrits en détail et, dans certains cas, ont radicalement changé . Il y a même une structure spécifique pour les services métropolitains entre deux ou trois CSLs (ASLs). Cela est un concept tout à fait nouveau pour plusieurs comités de services locaux, mais comme toutes les nouvelles idées contenues dans le GTLS, elles ont pris forme à partir des besoins et souvent de l’expérience pratique des communautés NA locales.Certaines des idées contenues dans notre nouveau manuel de service sembleront peut-être très étranges et d’autres seront peut-être ce que votre CSL (ASL) et votre région font déjà. 

Puisque nous abordons le sujet, est-ce qu’un CSL (ASL) est toujours un CSL (ASL)? Une région toujours une région ? 

La réponse est oui. Les noms les plus familiers de la fraternité NA comme groupe, CSL (ASL), région et mondial demeurent les mêmes et vont dans le sens qui est le leur depuis toujours, c’est-à-dire que les groupes sont l’autorité ultime de notre structure de service.

Mais plusieurs autres termes ont changé de façon à être représentatifs du changement dans les rôles et responsabilités d’un poste de service. Par exemple, les «représentants des services locaux» sont maintenant des «membres du comité régional». Où nous avions des «représentants des services régionaux», nous avons maintenant des «délégués régionaux». Et où rien n’existait, il y a maintenant des «métropolitains» et des «membres du comité métropolitain». 

Par-dessus tout, le GTLS met l’accent sur la fonction et non pas la forme. En d’autres mots, les services mondiaux reconnaissent que les personnes les mieux placées pour décider de la façon de fournir des services locaux sont ceux qui les fournissent. Alors, même si le GTLS donne les grandes lignes de certains aspects du service qui doivent être les mêmes partout dans NA, on y retrouve aussi assez de souplesse pour adapter certaines fonctions aux besoins de chaque communauté NA. 

Comme il est dit dans l’introduction du GTLS : «Certaines portions du GTLS peuvent se révéler inutilisables pour vous, soit à cause de la géographie, des lois nationales ou provinciales et des différences culturelles, soit en raison du stade de développement de votre communauté NA. Si c’est le cas, votre communauté NA doit se sentir libre d’adapter le Guide pour répondre à ses besoins, pour autant que ces adaptations soient conformes aux principes contenus dans les Douze Étapes, Douze Traditions et Douze Concepts de NA. 

Comment chaque communauté NA va commencer à utiliser le GTLS dépendra en grande partie du degré de familiarité de ses membres avec ce dernier. Peut-être que certains sont dans les services depuis plusieurs années et ont vu l’évolution de tout le processus de restructuration des services NA. D’autres seront sans doute tout nouveau dans les services et ne sauront pas que ceux qui s’appelaient RSLs s’appelleront maintenant MCRs, mais ils continueront d’aller à la «région» et d’en revenir avec des informations. Le GTLS est fondé autant sur les Douze Concepts que sur les Douze Traditions, alors développer sa compréhension des concepts est une bonne façon de commencer à se familiariser avec le GTLS. 

Les communautés NA locales pourraient organiser des journées d’apprentissage qui incluraient des ateliers sur les Douze Concepts ou sur le GTLS lui-même. Les réunions de service locales et régionales pourraient mettre à l’ordre du jour des périodes de temps consacrées à l’étude et à la discussion des concepts et du GTLS. 

Une des meilleures façons pour les comités de service de commencer à faire la transition vers l’utilisation du GTLS est d’évaluer d’abord comment ils s’acquittent de remplir le but premier de NA. Ceci peut être accompli en utilisant «l’inventaire pour les CSLs (ASLs)» contenu dans le GTLS. Cet inventaire peut également servir à clarifier quels sont les besoins et priorités de service, ce qui est important quand on envisage comment le GTLS pourrait être implanté dans une communauté NA. Après avoir fait un inventaire et discuté de certains des modèles présentés dans le GTLS, les CSLs (ASLs) et les régions pourraient trouver utile de rencontrer les CSLs (ASLs) et régions avoisinantes afin de discuter de la possibilité de fournir conjointement certains services ou simplement pour échanger leurs points de vue concernant les possibilités locales. Ces discussions peuvent fournir une solide banque d’idées sur la façon de procéder à l’implantation du GTLS et de continuer à répondre aux besoins de la fraternité locale pendant que cela est en cours. Si une communauté sait où elle s’en va, il lui est beaucoup plus facile d’établir l’itinéraire pour s’y rendre, 

Finalement, le moment arrive toujours où il faut passer à l’action. Toute la planification, évaluation et réévaluation du monde n’aboutiront à rien si l’action ne suit pas. La pratique engendre l’expérience et c’est en partageant notre expérience que nous acquérons le savoir dont nous avons besoin pour améliorer nos services en vue de mieux porter le message au dépendant qui souffre encore. 

Le Comité mondial des politiques espère que les communautés NA locales profiteront des suggestions ci-dessus pour implanter le GTLS. Le Comité a également hâte d’entendre parler de vos succès et de vos difficultés face à l’implantation du GTLS afin que d’autres puissent bénéficier de votre expérience. S’il vous plaît, écrire au Comité mondial des politiques a/s du WSO.

En haut

T-shirts, tasses à café et boîtes à musique 
Obligations des vendeurs et droits des consommateurs 
À l’origine, le WSO a commencé à distribuer des licences aux vendeurs de marchandises «NA» afin de protéger le bien de la fraternité et de donner aux membres la possibilité d’acheter des articles affichant les marques déposées de la fraternité. Un vendeur «approuvé» est une entreprise ou une personne à qui on a donné la permission, avec limites, d’utiliser les marques déposées NA sur des articles spécifiques et qui a reconnu que ces marques de commerce ne lui appartenaient pas. Ceci établit clairement à qui appartient les marques de commerce NA tel que défini dans le Droit de propriété intellectuelle de la fraternité, c’est-à-dire que le WSO en détienne les droits au nom de la fraternité NA. 

Au cours des quatre dernières années, la somme de travail nécessaire pour traiter les demandes des vendeurs a énormément augmenté. Ceci est dû en grande partie à l’augmentation des demandes provenant de la fraternité, c’est-à-dire des groupes, des CSLs (ASLs) et des régions qui exigent maintenant que les vendeurs obtiennent leur licence du WSO avant de les autoriser à vendre leurs marchandises pendant leurs événements et congrès.

À cause de cette hausse d’activités dans le domaine, il a été difficile pour le WSO, en raison du temps que le personnel doit y consacré et des consultations juridiques que cela demande, de gérer efficacement le processus de distribution des licences aux vendeurs. Par conséquent, le Conseil d’administration du WSO a décidé d’apporter trois changements au processus de distribution des licences aux vendeurs. 

Le premier est d’imposer des frais de gestion annuels non remboursables de 50 $ et des frais annuels de 500 $ pour la licence à tous les vendeurs à partir de janvier 1998. Toutes les licences de vendeurs demandées ou renouvelées d’ici à décembre 1997 le seront seulement jusqu’en janvier 1998. À ce moment, les vendeurs pourront faire leur demande de nouveau selon les termes de la nouvelle politique. Nous sommes d’avis que les ressources du WSO doivent être employées pour fournir des services et du soutien à la fraternité. Nous espérons qu’en faisant payer ces frais aux vendeurs, nous pourrons récupérer certaines de ces ressources et les employer aux projets que la fraternité juge prioritaires à sa Conférence des services mondiaux. 

Le deuxième changement est qu’il n’y aura plus que deux périodes par année pendant lesquelles le WSO s’occupera des demandes de licence des vendeurs, c’est-à-dire du 1er au 31 janvier et du 1er au 31 juillet. 

Le troisième changement est de cesser entièrement de donner des licences aux vendeurs de cassettes. Cette décision a été prise après avoir reçu de la fraternité de nombreuses questions et plaintes concernant notre pratique actuelle de permettre l’utilisation des marques déposées de NA sur les cassettes des vendeurs, ce qui donne la fausse impression qu’il existe un quelconque endossement ou approbation du contenu des cassettes. Cela n’a jamais été notre intention. La plupart de ces cassettes sont enregistrées à des événements ou congrès organisés par des groupes, des CSLs (ASLs) ou des régions. Ceux-ci, s’ils sont inscrits au WSO, ont déjà tous la permission de passer un contrat avec un vendeur afin de créer quelque chose pour leur usage exclusif. Cela signifie que si un CSL (ASL) ou une région signe un contrat avec un vendeur de cassettes pour un événement particulier, le contrat peut permettre à l’entreprise d’enregistrement d’utiliser les marques déposées de NA et/ou le logo de l’événement, sur les cassettes enregistrées et vendues lors de l’événement à la condition que celle-ci leur remette les logos après l’événement. Étant donné que cette permission limitée existe déjà, nous ne voyons aucune raison à ce que le WSO continue à donner des licences pour l’utilisation des marques déposées de NA aux vendeurs de cassettes. 

Nous voulons clarifier le problème de l’accès des vendeurs aux événements de la fraternité. Une permission du WSO pour l’utilisation des marques de commerce NA ne présuppose pas l’accès automatique à tous les événements et congrès de Narcotiques Anonymes. En d’autres mots, même si un vendeur s’adresse à votre comité d’activités ou du congrès licence en main, cela ne lui donne pas le droit de vendre des marchandises sans votre approbation. Permettre l’accès à ces événements est une décision qui dépend uniquement du comité de service local responsable. Aussi, cette licence ne représente pas un endossement par le WSO des affaires d’un vendeur, de ses pratiques ou de ses prix. 

En haut

Qu’arriverait-il si nous organisions une réunion H&P 
et que personne ne se présentait? 
 

par David J, coordonnateur adjoint 
Comité H&P de la Conférence des services mondiaux 
Triste perspective, n’est-ce pas? Eh bien, cela est arrivé à quatre d’entre nous pendant presque un an. Il y a environ six ans, j’ai déménagé dans une région rurale du sud-ouest de la Pennsylvanie. La tranquillité et le silence étaient merveilleux - et le sont toujours d’ailleurs. Trois ans après mon déménagement, j’ai passé quelques heures dans la prison du comté (une autre histoire). Pendant que j’étais là, j’ai pensé à l’engagement H&P que j’avais laissé dans la ville où j’habitais auparavant, et je me suis demandé si ma nouvelle région avait un comité H&P. 

Deux semaines plus tard, j’ai contacté le coordonnateur du comité H&P local. Il m’a expliqué que, quelques années auparavant, le comité avait organisé des réunions régulières à la prison du comté, mais que cet engagement avait été abandonné et qu’il avait du mal à remplir ses engagements actuels. En tout cas, pour en venir au fait, après plusieurs appels téléphoniques et beaucoup de café, nous avons obtenu la permission du directeur de la prison d’organiser une réunion. J’avais quatre personnes prêtes à participer et je me sentais en pleine forme. Nous allions rendre ce qui nous avait été donné et nous allions faire une réelle différence. 

J’ai organisé la première réunion et tout s’est bien passé. La plupart des anciens de l’institution n’avaient jamais entendu parler de NA, mais ils ont écouté. Après le premier mois, le nombre de participants a commencé à chuter. Durant les cinq mois suivants, cela est devenu catastrophique. Il y a eu une période de plusieurs mois durant laquelle aucun dépendant de la prison n’est venu à une réunion. Nous avions le coeur brisé. Après un an de présence minime, notre coordonnateur H&P régional a appelé le directeur, lui a donné un numéro de téléphone où appeler si quelqu’un demandait notre présence, et a fermé notre réunion NA. 

Je me suis senti encore plus découragé que durant la nuit passée derrière les barreaux de cette même prison. J’ai remis en question les motifs qui m’avaient poussé à ouvrir la réunion. Était-ce là l’expression de ma propre volonté? Je suis allé dans des réunions et j’ai exprimé mon désarroi. C’est à l’une d’entre elles que je l’ai vu - un des dépendants de la prison qui avait assisté aux réunions durant les derniers mois de notre engagement. Il a dit qu’il essayait de rester abstinent, et il a remercié le comité H&P d’avoir ainsi changé sa vie. Quelle récompense! 

Nous avons actuellement un engagement partagé dans une prison qui n’est pas aussi rurale. Nous organisons quatre réunions par mois, et 20 à 30 dépendants y assistent régulièrement. Qu’importe si personne ne vient à une réunion H&P! Cela dépend bien sûr de ce qu’on entend par «personne»…

En haut

L’organisation du 27e 
congrès mondial de NA commence
Notre prochain congrès mondial, WCNA-27, aura lieu du 3 au 6 septembre 1998 à San Jose en Californie. Pensez donc: pas de congrès mondial en 1997, c’est la première fois en 26 ans qu’on saute une année. Étrange mais vrai! Le congrès mondial est devenu tellement gigantesque que la Conférence des services mondiaux a décidé, il y a trois ans, d’en faire un événement biennal. Nous nous attendons à ce que WCNA-27 soit l’un des plus importants congrès de notre histoire. Les membres N.A. vont littéralement envahir la Silicone Valley en remplissant 14 hôtels. Le congrès se tiendra au San Jose Convention Center. La réunion du samedi soir et la célébration du jour de l’unité auront lieu dans le stade de San Jose, qui peut contenir 20 000 personnes. Ne ressentez-vous pas déjà l’excitation de voir des membres du monde entier célébrer ensemble leur rétablissement dans une des plus anciennes communautés NA sur terre? 

La ville de San Jose déroulera le tapis rouge pour nous accueillir: San Jose, au coeur de la Silicone Valley, est à 45 minutes de voiture de San Francisco, Monterey, Carmel-by-the-Sea, ou des plages de Santa Cruz. Le centre-ville grouillera d’activités toute la fin de semaine. En plus de notre congrès, le festival «Talent in Tapestry» rassemblera au même moment une foule d’artistes, d’artisans et de musiciens. 

Au moment où nous écrivons, nous sommes à 15 mois de l’ouverture de WCNA-27, et déjà la planification a commencé. Un comité d’accueil a été formé dans la région de la Californie du nord. Lorsque cet article aura été imprimé, le thème et le logo du congrès auront été choisis, les événements payants auront été planifiés et le dépliant d’inscription sera en production. Fin décembre, nous enverrons la version anglaise de ce dépliant à la fraternité, puis nous concentrerons nos efforts sur sa traduction en différentes langues. Si vous désirez mettre votre nom sur notre liste d’envoi afin de recevoir le dépliant d’inscription dès qu’il est disponible, ou si vous avez des questions, veuillez appeler la ligne d’information de WCNA au (818) 773-9999, poste 200. Au plaisir de vous voir en septembre 1998! 

En haut

Nos rapports avec diverses institutions
par Paul M., membre votant 
Comité H&P de la CSM 
Au cours des ans, j’ai vu les comités H&P locaux avoir énormément de difficultés dans leurs rapports avec les prisons, les centres de réhabilitation, les centres de désintoxication, les maisons de transition et autres institutions. Je pense que bien des problèmes pourraient être éliminés si nous améliorions nos rapports avec les institutions dans lesquelles nous organisons des réunions H&P. 

Pour commencer, nous pouvons obtenir des lettres de recommandation ou «lettres ensoleillées» du WSO. Elles sont idéales lors de l’établissement d’un premier contact. Elles nous ont souvent permis de faire une présentation devant le personnel de l’institution. Ces présentations sont habituellement organisées par des membres du comité H&P conjointement avec des membres du comité des relations publiques. Une fois la présentation intiale terminée, H&P prend en charge la réunion NA régulière de l’institution. 

Chaque fois que H&P s’implante dans une institution, nous devons agir de manière responsable et acquérir la confiance du personnel. Il est important de continuer à communiquer avec les responsables de l’institution après la mise sur pied d’une réunion. Le comité H&P pourrait créer un poste qui, entre autres choses, viserait à remplir cette tâche, ou le coordinateur(trice) de la réunion pourrait lui-même s’en charger. Cette personne devrait s’assurer que les problèmes soient rapidement résolus. Ceci aide également à se tenir au courant de tout changement de règlement instauré par l’institution. 

Il nous est parfois demandé par l’institution elle-même de participer à des cérémonies de remise de prix et d’accepter des certificats ou plaques récompensant nos efforts. Tant que le certificat ou la plaque fait honneur à NA ou au comité H&P et non à un individu en particulier, l’accepter représente un excellent événement de relations publiques. Développer de bons rapports avec une institution nous permettra non seulement de continuer à y transmettre le message, mais ouvrira également les portes d’autres institutions. 

En haut
Henri H&P

Les lecteurs du «H&I News» connaissent bien Henri H&P.. Pour ceux et celles d’entre vous qui n’ont pas eu le plaisir de le rencontrer, Henri H&P est le mec ultime. Il se promène dans les hôpitaux et les prisons du monde entier. Il sait tout et il est partout. Vous avez une questions sur H&P? Vous avez besoin d’aide? Écrivez à Henri H&P à l’adresse du WSO. 
Cher Henri H&P, 
Dans ma région, nous avons beaucoup d’engagements dans des prisons, et il est difficile pour les responsables de trouver des membres qui passent la vérification (sans compter les membres qui ne veulent tout simplement pas y aller). 

Je pourrais probablement participer à certaines réunions à l’intérieur. J’ai le temps d’abstinence requis pour passer la vérification et j’ai un peu de temps libre, mais certains de mes amis me disent que je n’ai rien à offrir aux dépendants incarcérés, car je n’ai jamais été arrêté.

Je pensais que nous étions tous semblables dans NA Une de nos lectures nous dit que ce que nous avons fait dans le passé importe peu. J’ai peur, mais je pense avoir quelque chose à offrir et je sais que le comité H&P de ma région serait heureux d’avoir mon appui. Que devrais-je faire? 

Confus mais plein de bonne volonté 
Cher Confus, 
Le message de notre fraternité dit que «un dépendant, n’importe quel dépendant, peut arrêter de consommer de la drogue, perdre le désir de consommer, et trouver une nouveau mode de vie», donc, ils peuvent eux aussi être libérés de la dépendance active grâce aux Douze Étapes. Chacune de nos histoires est différente, mais le message est toujours le même. 

Le but d’une réunion H&P est de transmettre le message aux dépendants qui ne peuvent assister aux réunions régulières de NA Le principe spirituel de l’anonymat nous aide à reconnaître nos similitudes et à ne pas nous attarder sur nos différences. Tu as raison. La quantité et la sorte de drogues que nous avons consommées, ce que nous avons fait dans le passé et qui nous en procurait, tout cela importe peu. Aujourd’hui, nous nous concentrons sur la solution à nos problèmes: le rétablissement. Tout dépendant ayant un désir de partager et capable de transmettre un message NA clair et constant est un candidat idéal pour le travail de H&P. 

En haut

Le service dans H&P après une rechute
 

par Jim S., Massachusetts 
Certains membres nous demandent parfois pourquoi, après une rechute, il est nécessaire d’acquérir à nouveau le temps d’abstinence requis pour pouvoir faire du service dans le comité H&P. Cette question est fréquemment soulevée par les membres ayant eu un temps d’abstinence important avant leur rechute. 

Les lignes de conduite sur le temps d’abstinence suggérées dans le guide H&P ont été développées après plusieurs années d’expérience. Une des considérations principales quant au temps d’abstinence touche au principe de l’anonymat - l’expérience collective et la sagesse de ceux qui sont venus avant nous s’appliquent à tous, peu importe les circonstances et la personnalité.

Un autre point très important est notre message. Le message que nous transmettons dans NA doit être attirant et contenir expérience, force et espoir. Un dépendant qui rechute garde-t-il son expérience, sa force et son espoir? Non, malheureusement, tout cela se perd dans la rechute. Mais dès que celui-ci reprend le processus de rétablissement - réunions, parrainage ou marrainage, étapes - l’expérience, la force et l’espoir commencent à se reconstruire. 

Omettre cet aspect du rétablissement en changeant les exigences reliées au temps d’abstinence fait du tort au dépendant qui a rechuté, au dépendant qui souffre encore, et aux autres membres engagés dans H&P. Le message que nous transmettons ne réside pas dans nos personnalités individuelles ou même dans le comité H&P, mais dans le message même de Narcotiques Anonymes qui dit que nous n’avons plus jamais à consommer de drogue.

Dans Narcotiques Anonymes, rester abstinent doit venir en premier. Le temps d’abstinence n’est pas une médaille d’honneur, mais il fait partie de notre programme d’attrait. Notre message dit qu’un dépendant, n’importe quel dépendant, peut arrêter de consommer de la drogue, perdre le désir de consommer et trouver un nouveau mode de vie. Tout cela prend du temps, que l’on comptabilise tout simplement à partir de la première journée d’abstinence. 

Etre un «nouveau» au travail, à la maison, dans une nouvelle ville ou dans le rétablissement peut être difficile. Cela prend de l’humilité. Mais l’humilité est le meilleur état d’esprit dans lequel puisse se trouver un dépendant. Narcotiques Anonymes a besoin que chacun de nous soit ouvert à servir là où l’on a besoin de nous, lorsqu’on nous le demande et lorsque nous sommes qualifiés pour le faire. 

En haut

À l’intérieur comme à l’extérieur, le rétablissement, ça existe!  


par Bob L., membre actif récent 
Comité mondial H&P 
Je suis un dépendant. Mon nom est Bob. Aujourd’hui, je célèbre douze ans de rétablissement dans Narcotiques Anonymes. Chaque année, le jour de mon anniversaire NA, j’essaie de célébrer mon temps d’abstinence dans le même contexte que lorsque j’ai entendu le message NA pour la première fois: à une réunion H&P. 

Cette année-ci n’est pas différente des onze autres qui l’ont précédée. Hier soir, j’ai eu le privilège de participer à une réunion tenue à l’Armée du Salut de ma région. Ceux et celles d’entre nous qui transmettent régulièrement le message dans un hôpital ou une institution connaisssent la gratitude qui résulte d’un tel engagement. 

Je pensais avoir besoin d’aller à l’intérieur des murs d’une prison pour réellement appuyer les efforts du comité H&P... moi et mes bonnes idées encore une fois! En réalité, la meilleure manière d’aider H&P est de transmettre le message là où les dépendants ne peuvent se rendre aux réunions. C’est le cas des personnes prises en charge par l’Armée du Salut. Je ressens énormément de gratitude en sachant que des dépendants faisant partie de ma fraternité locale (Kevin, Mike), certains avec trois ou quatre ans d’abstinence, ont entendu le message pour la première fois lors d’une réunion H&P à cet endroit. 

Bien que mon amour pour H&P s’exprime aussi par ma participation à des réunions H&P «à l’intérieur des murs», je ne me limite pas aux réunions dans les prisons. Je suis reconnaissant d’avoir pu apporter mon aide dans bien des endroits, prouvant ainsi qu’il est faux de croire qu’un dépendant ne peut se rétablir. Le rétablissement, ça existe! 

En haut


Problèmes, problèmes, problèmes… 
Tous les jours ou presque, le Conseil mondial de service reçoit des lettres demandant des conseils sur toutes sortes de problèmes. Nous répondons aux lettres, et prenons note des problèmes qui semblent surgir à travers toute la fraternité. En réponse à certains problèmes courants et chroniques, nous préparons des bulletins. 

Il y a environ un an, nous avons publié un bulletin intitulé Regarding Methadone and Other Drug-Replacement Programs. Cette année, nous travaillons sur un bulletin visant à éclaircir la position de NA quant à l’abstinence. Nous aborderons des questions telles que: «Est-ce que boire de la bière non alcoolisée ou d’autres boissons dites sans alcool constitue une rechute?», «Qu’en est-il de l’utilisation de médicaments psychotropes?» 

Nous planifions également de rédiger un bulletin touchant au problème du départ des membres des réunions et du service. Plusieurs communautés NA trouvent que leurs «vieux membres» désertent les réunions, ou remarquent que lors d’événements spéciaux, le nombre des nouveaux dépasse celui des anciens dans une proportion qui semble exagérée. Qu’est-il arrivé à nos «vieux membres»? Existe-t-il un moyen de les garder avec nous ? Comment peut-on les amener à s’engager de nouveau dans le service et à le rester ? 

Vos idées sur ces deux sujets seront les bienvenues et nous vous invitons à nous écrire au soin du WSO.

En haut


Pourquoi avons-nous besoin de traduire 
les manuels de service?
par Bo A., membre votant 
Cynthia E., coordonnatrice adjointe 
Comité mondial d’Info publique 
Nous sommes en train de devenir ce dont nous avons toujours rêvé : une fraternité réellement mondiale. En transmettant le message de rétablissement aux dépendants du monde entier, dans leur propre langue, nous accomplissons plus pour le dépendant que nous ne pouvons imaginer. 

Mais qu’en est-il des communautés NA naissantes dont la langue les sépare des autres dans la structure de service de NA? Il est clair qu’un réel besoin de traduire les manuels de service existe.

À la conférence des services mondiaux d’avril dernier, les comités mondiaux d’information publique et de H&P ont organisé une discussion «table-ronde» sur ce sujet, au Forum sur le développement. Nous voulions savoir comment répondre au besoin de traduction du matériel de service exprimé par la fraternité - spécialement dans le cas des manuels utilisés par les comités d’Info publique et de H&P. Nous avons demandé aux participants et participantes de partager leur expérience de traduction des manuels de service. 

Les points suivants résument les idées soulevées lors de cette discussion:
Pourquoi avons-nous besoin de traduire les manuels de service? 
NA est une fraternité mondiale et elle comprend de nombreux membres qui ne parlent ni ne lisent l’anglais. Dans certains endroits, le matériel de service a même besoin d’être adapté pour des raisons culturelles. 

    Si les communautés NA ne possèdent pas le matériel de service dans leur propre langue, les comités auront tendance à réinventer les lignes de conduite plutôt qu’à profiter de l’expérience de communautés NA plus anciennes.
    À cause de l’obstacle de la langue, les communautés locales ne profitent pas des rapports étroits qui lient les comités anglophones aux services mondiaux. Des manuels traduits sont nécessaires pour créer et renforcer ce lien. 
À quel moment une communauté NA est-elle prête à faire traduire les manuels de service? 
    La traduction du matériel de rétablissement passe toujours en premier. Sans celui-ci, les dépendants auront du mal à rester abstinents. Le service ne peut prendre place tant que le rétablissement n’est pas solide. Une fois que les dépendants ont accès au matériel de rétablissement dans leur langue, ils peuvent entreprendre la traduction des manuels de service.
    Chaque communauté locale de NA décidera pour elle-même quand elle sera prête à traduire les manuels de service. 
Qui traduit les manuels de service? 
    Les communautés locales peuvent traduire les manuels de service.
    Souvent, ce sont des traducteurs/traductrices professionnels, ou des membres de confiance ayant suffisamment de temps à consacrer au projet, qui se chargent de la traduction. 
    Les manuels de service sont rarement traduits par un comité. Cependant, nous espérons que les traducteurs/traductrices seront en contact étroit avec un comité établi. 
    Le comité mondial de traduction (CMT) travaille seulement à faciliter la traduction du matériel de rétablissement et non pas celle des manuels de service. 
    Le personnel du WSO peut aider à la traduction des manuels de service en supervisant les différents projets. Le bureau garde également dans ses dossiers tout le matériel traduit qui lui a été soumis. 
Quelle est la meilleure procédure à suivre pour la traduction des manuels de service? 
    Avant de traduire les manuels de rétablissement ou de service, il faut créer, pour chaque communauté, un lexique des termes NA. Ceci permet de s’assurer que le message NA ne se perde pas dans la traduction. Plusieurs communautés linguistiques possèdent déjà leur lexique. Vous pouvez en obtenir une copie auprès de votre comité local de traduction ou au WSO. 
    Assurez-vous que les personnes engagées dans le processus de traduction fassent partie de la structure de service locale et s’efforcent de traduire le matériel le plus important pour les comités locaux. 
    Ne tentez pas de changer les objectifs du comité local de traduction (CLT) si celui-ci se concentre sur le matériel de rétablissement. Par contre, ce comité pourrait vous aider à mettre sur pied un nouveau comité de traduction visant à traduire les manuels de service, ou vous diriger vers celui qui existe déjà. 
    Contactez le Bureau des services mondiaux pour savoir si certains manuels ont déjà été traduits par un autre comité et envoyés au bureau. Celui-ci ne produit actuellement aucune traduction de manuels de service, mais il garde dans ses dossiers toute traduction achevée par les comités locaux et il se fera un plaisir de vous envoyer le matériel requis sur demande. Bien qu’une liste existe au bureau, elle n’est pas publiée, car elle change trop rapidement. 
    Contactez le Bureau des services mondiaux pour savoir s’il existe d’autres comités travaillant à la traduction de matériel dans votre langue. Votre comité pourrait entrer en contact avec d’autres communautés, combiner savoir et habiletés, et diviser le travail qui reste à accomplir. 
    Assurez-vous que votre comité local de traduction ainsi que le WSO soient au courant de vos efforts de manière à permettre à d’autres membres intéressés par le projet de se joindre à vous. 
    Le CMT vient de publier une série de documents (disponibles au WSO) visant à aider les CLTs. Bien que ceux-ci se concentrent sur la traduction du matériel de rétablissement, l’expérience peut tout aussi bien servir à la traduction des manuels de service.
Quels sont les manuels de service de l’Information publique et de H&P qui devraient être traduits? 
    Tout matériel qui répond le mieux aux besoins de la fraternité devrait être traduit en premier. Les Comités mondiaux d’Info publique et de H&P ont produit des versions abrégées de leurs manuels et guides dans le but d’aider à la traduction. Celles-ci aideront à mettre sur pied un nouveau comité au sein d’une jeune communauté NA. La brochure du Comité mondial d’Info publique s’intitule «A Guide to Public Information», tandis que celle du Comité mondial de H&P s’appelle «Hospitals and Institutions Handbook».
    Une fois ces guides traduits et les comités de service fonctionnels, le CLT peut décider de traduire les manuels de service de H&P, d’Info publique et d’Appel à l’aide. Sachez cependant que ceux d’Info publique et d’Appel à l’aide sont actuellement en révision. Il serait donc préférable de ne pas entreprendre leur traduction tout de suite. Cependant, traduire certaines parties de ces guides comme les «lettres ensoleillées», les messages d’inrérêt public, etc.) peut être très utile. 
    Les comités d’Information publique ont également besoin de matériel lors d’envois d’information sur NA. Celui-ci consiste le plus souvent en un choix de dépliants sur le rétablissement dont beaucoup ont été traduits en plusieurs langues. Les dépliants les plus souvent utilisés par l’Information publique sont: 

    Le petit livret blanc 
    IP#1 - Qui, quoi, comment et pourquoi
    IP#7 - Suis-je un dépendant? 

    Les autres dépliants destinés au public sont: 

    Narcotiques Anonymes : Une ressource pour votre communauté
    Facts about Narcotics Anonymous 
    Narcotics Anonymous : A Commitment to Community Partnership 

N.B.: Facts about Narcotics Anonymous et Narcotics Anonymous : A Commitment to Community Partnership sont des documents rédigés spécialement pour les événements internationaux. Ils sont très utiles lors de présentations destinées aux professionnels ou pour répondre aux questions de ceux-ci. 
Quelle latitude possède la communauté NA pour adapter les manuels aux lois et coutumes locales? 
Il n’existe actuellement aucune ligne de conduite écrite pour la traduction des manuels de service. 

Certaines procédures peuvent sembler étranges au début, et il peut être tentant d’éliminer certaines des étapes suggérées. Il est important de différencier la volonté d’adapter ces procédures aux lois et coutumes locales du désir de changer certaines choses, car il semble trop compliqué de suivre le processus habituel. Nous espérons que le comité local essayera les méthodes suggérées dans les guides de service existants avant de les adapter. Ces suggestions se sont avérées efficaces pour de nombreux comités, dans de nombreux pays. 

Certaines procédures ou projets utilisés aux États-Unis ne peuvent l’être dans d’autres pays à cause de systèmes légaux différents. Les comités de service NA doivent être au courant des lois locales et adapter les procédures selon celles-ci. Le WSO peut vous informer s’il existe des méthodes ayant bien fonctionné dans des pays au système légal similaire au vôtre. 
Comment en savoir plus sur le service et les traductions? 
L’Équipe des services à la fraternité et le personnel de la traduction du WSO possèdent beaucoup de matériel disponible et peuvent également vous mettre en contact avec des serviteurs de confiance à travers le monde qui ont l’expérience de la traduction et du service dans une jeune communauté NA. 

Contactez votre comité local, régional ou national et demandez s’il y a des projets de traduction en cours. 

Les communautés NA étrangères ont les mêmes besoins que les nouvelles communautés NA anglophones. Ce qui leur manque est la disponibilité de l’expérience, de la force et de l’espoir contenus dans nos manuels de service en anglais. Ces défis peuvent être surmontés. Mais quand? Les comités d’Info publique et de H&P peuvent-ils grandir sans avoir accès à cette précieuse expérience? Oui, mais très lentement et avec énormément de frustration! 

Le résultat le plus important de notre discussion à la CSM est que les serviteurs de confiance du monde entier ont maintenant conscience du besoin de traduire les manuels de service. Bien qu’il n’y ait souvent pas de réponse définitive concernant la traduction du matériel de service, une vaste expérience existe néanmoins au sein de la fraternité. Nous espérons qu’en allant de l’avant et en accroissant cette expérience, nous pourrons changer l’avenir pour les membres qui servent dans NA, grâce à l’expérience, la force et l’espoir que les manuels de service nous transmettent.
 

En haut


WCNA-28 aura lieu en Colombie!! 

C’est maintenant officiel: le 28e Congrès mondial de Narcotiques Anonymes aura lieu du 6 au 9 juillet 2000 à Cartagène, en Colombie. Après avoir étudié, durant un an, les propositions de villes telles que Panama, Rio de Janeiro et Buenos Aires, il est devenu clair que Cartagène serait le meilleur site pour ce congrès. Cartagène est un endroit de vacances enchanteur situé sur la mer des Caraïbes. Elle combine plages et hôtels modernes à une ville historique entourée de remparts construits comme première ligne de défense contre les pirates de la période coloniale. Grâce à cela, Cartagène reste isolée des problèmes typiques associés à un voyage en Colombie.

Ce qui nous enthousiasme le plus est que cette décision représente un moment historique pour la fraternité. Ce sera le premier congrès NA tenu en Amérique Latine. De plus, la Colombie comprend une des deux communautés NA les plus importantes en Amérique Latine. La première réunion s’y est ouverte au début des années 1980 et aujourd’hui le pays compte plus de 100 réunions dans 14 villes différentes. La région possède un bureau de service à Medellin et organise chaque année un congrès régional. Elle a formé des comités de H&P et d’Info publique et envoie chaque année un délégué à la CSM. 

WCNA-28 représente le plus important congrès jamais tenu dans la ville de Cartagène. Le maire de la ville nous a aidé à prendre notre décision. Il est venu à Los Angeles faire une présentation au WSO au nom de sa ville, a réservé la grand-place de la vieille ville pour que nous puissions y tenir la réunion principale du samedi ainsi que la célébration du jour de l’unité, et a fait en sorte que nous puissions rencontrer différents représentants du gouvernement colombien pour entreprendre des démarches visant à approuver les visas d’entrée en Colombie. 

L’un des meilleurs résultats de notre relation avec le maire fut la conférence de presse qu’il a organisée pour annoncer notre décision de venir à Cartagène. Presque tous les grands journaux du pays y ont assisté grâce à la présence du maire. Le personnel du WSO ainsi que plusieurs membres de la fraternité colombienne ont pu parler à plus de 20 représentants des médias du pays. À la suite de cette conférence de presse, deux journaux nationaux et un journal de la ville ont publié des articles sur NA, et des entrevues radiophoniques et télévisées ont été organisées. Cette conférence constitue le plus grand événement d’information publique depuis notre implantation en Colombie. 

Pour bon nombre d’entre nous, transmettre le message en Colombie aura une signification spéciale. La démonstration de notre unité lorsque nous célébrons notre rétablissement, ensemble, à un congrès mondial représente toujours un message puissant. Pouvez-vous imaginer un meilleur endroit au monde pour affirmer qu’aucun dépendant ne doit mourir des horreurs de la dépendance? Restez à l’écoute : chaque jour nous en révélera davantage! 
 

En haut



Fou rire
Parmi les facteurs qui contribuent à favoriser notre rétablissement, rire de nous-mêmes est très important. En effet, avec tout ce qui nous attend - l’impuissance, les défauts de caractère, les problèmes spirituels - un bon sens de l’humour est indispensable à notre équilibre. Dans ce contexte, nous vous présentons «Fou rire», une section régulière du NA Way Magazine. - La rédaction.
Cela ne vous regarde pas! 
Un aperçu insolent - mais plein 
d’affection - du service dans NA 
Après dix ans de service dans NA, j’ai survécu à plus de réunions, bu plus de cafés au goût douteux, et ri davantage de notre sottise collective que vous ne le croiriez possible. Juste pour rire, je voudrais partager avec vous ce qui suit et en espérant que le service vous amuse autant que moi. 

Alors, ces réunions de service? Ces rassemblements de dépendants pâles, plein de tics nerveux mais décidés, ces membres que nous avons tous trouvés si mystérieux et intéressants lorsque nous étions nouveaux, tous ces acronymes. Le siège du pouvoir, les moments où Dieu s’exprimait à travers nous (!), les discussions semi-sacrées sur les lignes de conduite, le Robert’s Rules en format poche sur la table. Ahhhh, le service désintéressé - l’apogée de la vie de membre NA. 

Ces lignes de conduite sont destinées à la CSM, mais elles pourraient s’appliquer à toute entité de service moins élevée (ou plus élevée, selon le point de vue que l’on adopte). 

Les guerres de propositions 
(ad nauseam) 

Un des objectifs de la Conférence est d’adopter des lignes de conduite pour NA Ceci est accompli en passant (ou en rejetant) des propositions et des résolutions. Les résolutions sont de plus en plus populaires, car elles demandent peu de temps de la part du personnel et peu d’efforts des membres volontaires. C’est seulement lorsque ces résolutions sont accompagnées de plans d’exécution que les choses se gâtent. Heureusement, il est rare que le cas se présente, ou du moins cela arrive rarement la même année, ou au sein du même corps de service. 

En tout cas, voici certains règlements: 

    Les résolutions et propositions devraient uniquement provenir de la base (les régions sont les seules entités valides de la fraternité). Les comités exécutifs, les organisateurs/organisatrices de la Conférence et le personnel subissent un processus d’endormissement spirituel lorsqu’ils passent du rôle de représentants de la conscience du groupe à celui de «leaders». On ne peut plus compter sur leur habileté à évaluer les propositions et résolutions sans les contaminer. 
    Les résolutions et propositions auraient dû être discutées avant la CSM par les membres des régions. Toutes les résolutions et propositions sont envoyées dans le DNI (Discussions non encombrées d’information) trois minutes avant la CSM de manière à ce que la conscience des groupes puisse s’exprimer. Deux membres de confiance seront «clonés» et envoyés aux quatre coins du monde pour présenter l’information non comprise dans le DNI. 
    Aucune affaire sérieuse ne devrait être discutée avant que les membres de la Conférence aient passé ensemble trois jours ininterrompus et qu’ils aient atteint l’épuisement émotionnel à la suite des nombreuses rencontres avec d’autres dépendants venus du monde entier. Leur corps étant complètement dans le brouillard, ils ne pourront causer aucun dommage réel. 
    Toutes les résolutions devraient commencer par «Qu’il soit résolu», et inclure au moins trois «bien que» et deux oppositions, ceci afin que nous puissions prouver que tout le monde a participé et que nous n’avons tiré aucune balle dans le dos de qui que ce soit. Toutes les propositions devraient être amendées par leur auteur dès qu’elles sont présentées. 
    Toutes les propositions devraient se terminer comme suit: «En agissant ainsi, nous accomplirons la volonté de Dieu tel que nous le concevons, selon un processus incluant tous et chacun, afin qu’aucun dépendant, où qu’il soit, n’ait à mourir des horreurs de la dépendance». (Ceci offre la protection nécessaire pour les amendements «amicaux» provenant de la base, mais faites attention, quelqu’un demandera sûrement un Dieu «asexué». De plus, cette protection servira à cacher le but réel de la proposition). 
Lorsque la session commence (un jour et demi en retard), le coordonnateur ou la coordonnatrice annoncera: «Il est maintenant 18 heures, et je sais que vous aimeriez aller dîner, mais le comité administratif et moi-même avons passé la nuit à ponctuer ces propositions et nous estimons que la place des virgules requiert votre pleine attention ...»

«Point d’information, M. le coordonnateur», hurle une femme au micro du centre de la pièce. «Je suis déléguée régionale, Région des pestes. J’aurais une question à vous poser. Avons-nous le quorum?»

Le coordonnateur, après avoir consulté le parlementaire, annonce que le quorum consiste à comptabiliser les votes de 50% des participants présents, et demande à l’assemblée si elle est prête à voter. La déléguée de la Région des pestes conteste la décision du coordonnateur, mais le micro, contrôlé à l’estrade, casse sans aucune explication. 

La déléguée court vers un autre micro, ne réussissant à en trouver un qu’après que trois autres propositions aient été approuvées. Finalement, elle abandonne et quitte la pièce. Un par un, les autres délégués et leurs adjoints s’éclipsent également, le visage crispé. Seuls quelques résistants demeurent, et amendent les propositions sans se soucier d’avoir créé des conflits avec les lignes de conduite existantes, jusqu’à ce que le coordonnateur réalise qu’il peut ajourner la séance à cause d’un manque de quorum. Le comité administratif titube vers une salle de réunion au 16e étage pour discuter du bourbier parlementaire dans lequel il devra naviguer pour défaire tout ce que la conférence voudra défaire le lendemain matin, à savoir tout ce qui a été fait à la session précédente. 
Créer un comité ad hoc 
Les dépendants et dépendantes sont très attirés par les comités. Personne ne sait pourquoi. Peut-être est-ce pour la même raison qu’ils sont prédisposés à la dépendance. 

Les comités sont créés pour justifier tout ce qui a eu lieu auparavant et pour s’assurer qu’aucun changement ne sera instauré. Les fondateurs de NA n’avaient pas de comité. S’ils en avaient eu, les Douze Étapes en seraient encore à l’état de brouillon avec la mention «À ne pas distribuer». Et la phrase «nous avons admis que nous étions impuissants devant notre dépendance...» se lirait comme suit: «Lorsque réalisable, et sujet à revirement selon la volonté continue ou interrompue de l’individu, certains d’entre nous ont trouvé, dans certains cas, que certains d’entre nous étaient menacés par des forces asexuées qui semblent altérer notre libre arbitre dans le cas de diverses manifestations de malaise général qui, pour certains d’entre nous, se caractérisent par une consommation excessive de substances corporelles et non-corporelles, ou par une activité prolongée qui, pour certains d’entre nous, a pu s’avérer néfaste...» 

Les comités sont des freins puissants contre des actes irresponsables. Le processus voulant inclure tous et chacun, rassembler et organiser les commentaires et suggestions de la fraternité, et atteindre un consensus de manière efficace, décourage toute prise de décision. Si, malgré cela, une prise de décision semble pointer du nez, un consultant est appelé pour examiner tout le matériel et présenter ses recommandations. 

Tout événement qui rassemble des dépendants pour le rétablissement ou pour le service offre immanquablement des possibilités de croissance personnelle. Vous vouliez vous amuser et vous détendre?!? Désolée, NA n’offre qu’une seule promesse... 

Barbara G., Californie 

Cession des droits d’auteur 
Cette autorisation signée doit accompagner tous les textes soumis. 

Par la présente, je donne la permission au World Service Office, au NA Way Magazine, à leurs successeurs, cessionnaires et aux personnes agissant sous leur autorité, de publier le matériel original ci-annexé, intitulé : Je comprends que ce matériel peut être révisé. Je comprends également que ce matériel peut être réimprimé dans d’autres journaux de la fraternité NA. Je possède l’habilité de rédiger cette autorisation et, par la présente, je libère le World Service Office et le NA Way Magazine de tout blâme par moi-même, mes successeurs, et/ou mes cessionnaires. 

Signature : _________________________

Date : _____________________________



En haut
NOUVEAUX PRODUITS DU WSO 

A cause de changements dans notre politique de vente applicables à partir du1er août, les prix des dépliants, médaillons et porte-clés ont augmenté. Ces ajustements ont rendu les prix plus conformes aux coûts associés à la fabrication d’autres produits du WSO. Le montant exact des augmentations est détaillé dans le WSO Product Catalog. 
Nouveaux produits:
It Works: How and Why sur cassette 
- Cette série de six cassettes contient le texte entier du It Works. Produit #8820 Prix : 15,95$US Disponible en anglais seulement

Sluggfest: A Home Group Anthology 
- Ce livre en deux couleurs contient les bandes dessinées Home Group publiées dans le NA Way Magazine durant une période de 8 ans. Produit #9406 Prix : 8,95 $US Disponible en anglais seulement.

Texte de base en italien, Narcotici Anonimi 
- Produit #IT-1101 Prix : 5,25 $US

Porte-clés en turc 
- Du jeton du nouveau à celui des années multiples Produit #4100 - 4108 Prix : 0,35 $US 

For those in treatment en norvégien 
For de i behandling 
- Produit #NR-3117 Prix : 0,25 $US Quantité de 100 ou plus : 0,23 $US 

Affiche des Douze Étapes en norvégien
- Produit #NR-9073 Prix : 2,30 $US chacune 

Affiche des Douze Traditions en norvégien 
- Produit #NR-9074 Prix : 2,30 $US chacune

It Works en espagnol castillan 
Funciona: Como y Por Qué
Produit #CS-1140 Couverture rigide Prix : 7,30 $US
Produits révisés 
The Group Booklet, Revised 
- contient les changements approuvés à la CSM de 1997 Produit #1600 Prix : 0,60 $US Disponible en anglais seulement.

A Guide to Local Services in NA 
- Approuvé à la CSM de 1997. Maintenant disponible. Produit # 2111 Prix : 5,85 $US Disponible en anglais seulement.
Produits dont la production sera abandonnée
À cause de ventes trop peu nombreuses, le Conseil d’administration du WSO a décidé d’abandonner la production des tasses NA Way (produit #9417) et Slugg (produit #9416) une fois le stock épuisé.

En haut


Back to Editorial Archives  | Return To Home Page