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Table de Matières


Le NA Way Magazine, publié en anglais, français, allemand, portugais et espagnol est la revue des membres de Narcotiques Anonymes. Elle a pour mission de leur fournir de l’information sur le rétablissement et les services, ciblant les questions et événements qui sont d’actualité pour les membres du monde entier, ainsi qu’un calendrier des principaux événements NA. De concert avec cette mission, l’équipe de rédaction est dédiée à produire une revue qui permettra aux membres du monde entier de s’exprimer ouvertement, les tiendra au courant de ce qui se passe dans les services et les informera des congrès à venir. Avant tout, la revue se veut une célébration de notre message de rétablissement qui s’énonce comme suit : «un dépendant, n’importe quel dépendant, peut arrêter de consommer de la drogue, perdre le désir de consommer et trouver un nouveau mode de vie».

«Guide de l’utilisateur» du NA Way

Le NA Way Magazine est une revue de service aux idées larges qui s’adresse au membre NA. Outre les rapports standard en provenance des services mondiaux, le contenu va de l’expérience personnelle de rétablissement, des textes d’opinion sur des sujets qui préoccupent NA dans son ensemble à l’humour ou à la nostalgie concernant l’expérience du rétablissement. Nous cherchons à promouvoir un esprit d’unité et de respect mutuel et ne reculons pas devant la controverse si une solution constructive est proposée. Nous acceptons les textes soumis dans les différentes langues de publication du NA Way, c’est-à-dire l’anglais, le français, l’allemand, le portugais et l’espagnol.

Tous les manuscrits sont sujets à être revus et corrigés et doivent être accompagnés du formulaire signé de cession des droits d’auteur.

Les critères pour les différentes sections sont les suivants :

Articles
Tout ce qui concerne NA, cela va de rapports sur des problèmes de l’heure ou des événements dans NA à des essais de nature historique et minutieusement documentés sur les débuts de NA dans un CSL (ASL), une région ou un pays. Faites-nous part de votre projet avant de commencer s’il vous plaît. Longueur maximum : 2 500 mots.

Témoignages
Expérience personnelle de rétablissement, entre 500 et 2 000 mots.

Paraboles
Ce sont des textes de fiction que l’auteur utilise pour illustrer un principe spirituel ou une leçon de rétablissement quelconque. Longueur maximum : 1 500 mots.

Imaginez…
Nous invitons les groupes NA à nous faire parvenir des photographies de leur lieu de réunion. Nous sommes particulièrement intéressés par celles où l’on peut distinguer le format de la réunion, les publications de rétablisement, les affiches NA, tout ce qui donne le sentiment que la salle de réunion est « habitée ». Désolés, nous ne pouvons publier les photos sur lesquelles il est possible d’identifier des membres NA.

Humour et «Fou rire»
La section «Fou rire» contient des extraits de diverses publications NA locales, du matériel tiré du NA Way Magazine, des bribes de textes NA qui ont été mal lues lors d’événements NA et ont produit un effet comique, etc. D’autres textes humoristiques peuvent prendre la forme d’une liste de style «top ten», d’une parodie de passages de publications NA ou d’un questionnaire à choix multiples. Longueur maximum : 1 000 mots.


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Préparez-vous pour San Jose!

En septembre, le CMNA-27 promet 
d’être le cadre de la plus grosse
réunion NA jamais tenue.

Cette année, lorsque l’été touchera à sa fin, des milliers de dépendants des quatre coins du globe convergeront vers la Californie du Nord.

Est-ce le retour des années soixante? Une réunion des anciens de l’été «peace and love»? Non, pas tout à fait, c’est le 27e congrès mondial de Narcotiques Anonymes!

Jusqu’à 1996, le congrès mondial était un événement annuel. Depuis, il est bisannuel, donc il a lieu à tous les deux ans, et c’est peut-être la raison pour laquelle les membres NA semblent l’attendre avec plus d’enthousiasme que jamais auparavant.

Ceux qui ont déjà fait l’expérience d’un congrès mondial ne requièrent aucune explication, mais soulignons que celui de San Jose promet d’ébahir même les vétérans de tels événements. Nous prévoyons que la réunion principale du samedi soir, qui aura lieu au San Jose Arena, sera la plus grosse réunion de Narcotiques Anonymes de l’histoire de la fraternité. Imaginez 20 000 dépendants dans un stade de hockey professionnel! Si l’exubérance du décompte ne vous fait pas verser des larmes, le moment de silence et la prière de clôture le feront à coup sûr.
La célébration du Jour de l’unité aura comme par le passé des liens téléphoniques avec des communautés NA de partout dans le monde, ce qui leur permettra d’écouter la réunion du samedi soir du début à la fin et de participer à distance au congrès mondial. La célébration comportera également une gigantesque «Septième Tradition». Les fonds recueillis seront versés directement aux services mondiaux afin d’aider à transmettre le message à tous les dépendants du monde.

San Jose étant la onzième plus grande ville des États-Unis, on a donc l’impression que l’on se retrouvera dans une très grosse ville, mais cela ne s’applique qu’à la population. En effet, San Jose a gardé l’atmosphère d’une petite ville.
Comme c’est plus gros, 
ce doit être meilleur, n’est-ce pas?
Jusqu’à 1992, deux ou trois grands hôtels pouvaient accommoder le congrès mondial et la réunion principale pouvait se tenir dans l’une des salles de bal d’un de ces hôtels. Parfois, nous étions même capables de servir le samedi soir un banquet dans la même salle.

Comme l’assistance augmentait de plus en plus, nous avons dû déménager la réunion principale dans des palais des congrès. Même avec ce compromis, l’organisation d’un dîner (mangeable ou non) pour plusieurs milliers de personnes dépassait la capacité de la plupart des traiteurs.

Nous en sommes venus à occuper des chambres dans tous les hôtels disponibles et avons découvert que même les plus grandes salles de certains palais des congrès ne pouvaient plus contenir notre réunion principale. Nous nous sommes alors retrouvés dans d’immenses stades et les banquets n’étaient plus qu’un lointain souvenir. En effet, à moins d’avoir perdu la tête, aucun traiteur n’envisagerait de servir même une poignée d’arachides à une foule de cet ordre.

Nous sommes devenus une fraternité qui peut consommer 50 000$ d’expresso et de cappuccino, 17 000$ de friandises et 12 000$ de limonade et de petits gâteaux, et épuiser les ressources et réserves de tous les restaurants du voisinage.

Le congrès mondial de Baltimore a été un tournant par rapport à ce que cet événement représente pour la fraternité. Avant Baltimore, beaucoup avaient exprimé l’opinion que le congrès mondial n’était rien d’autre qu’un congrès régional géant - ou était-ce les congrès régionaux qui ressemblaient de plus en plus à de minis congrès mondiaux? Quoi qu’il en soit, les organisateurs ressentaient l’importance de faire du congrès mondial une célébration spéciale de notre rétablissement ainsi qu’une démonstration de l’unité de notre fraternité. Cela signifiait qu’il devait contenir des éléments que l’on ne trouverait pas ailleurs. On a donc commencé à adapter la planification en vue d’atteindre cet objectif.

En premier lieu, les organisateurs ont concentré leurs efforts sur les réunions de rétablissement, essayant d’ajouter quelque chose de spécial à la formule traditionnelle, c’est-à-dire réunions principales avec conférenciers le soir et ateliers le jour. La réunion de clôture du dimanche matin où l’on pourra entendre des conférenciers de différentes parties du monde est un des éléments nouveaux. Comme elle suit directement la célébration du Jour de l’unité du samedi soir où l’on acclamera des dépendants venant de plus de trente pays, cet événement renforcera le sentiment que le rétablissement NA transcende les frontières géographiques et culturelles.

De plus, le concept de ce que constitue un «atelier» a été élargi de manière à englober des questions de service ou des sujets épineux comme le sida, les séropositifs, les préjugés et comment notre fraternité définit l’abstinence. Au moment de la rédaction de cet article, le choix des thèmes pour les ateliers du CMNA-27 n’a pas encore été fixé, mais ils aborderont certainement les plus importantes questions auxquelles NA doit faire face aujourd’hui.

Comme au CMNA-26, il y aura un BSM temporaire à San Jose où les membres pourront enregistrer leur groupe ou mettre à jour les données d’un enregistrement antérieur. Le BSM temporaire offrira d’autres services et des membres du personnel seront disponibles pour répondre aux questions concernant ce dernier, les services qu’il fournit et comment ils peuvent aider les membres, les groupes et les comités de service. Des exemplaires du NA Way seront offerts et les membres pourront s’inscrire pour le recevoir dans la langue de publication de leur choix.

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que le BSM présentera cette année un étalage historique contenant certains des articles récemment acquis de la succession de Jimmy K. Entre autres, des écrits originaux des premiers membres NA, des procès-verbaux de réunions d’affaires, de l’information générale sur les débuts de la fraternité et même quelques photos des endroits où se sont tenues les premières réunions. Le BSM présentera également Miracles happen: The Birth of Narcotics Anonymous in Words and Pictures, un livre de format géant d’environ cent pages en couleurs sur les origines de Narcotiques Anonymes.

Et ce n’est pas tout…
Bien avant Baltimore, les organisateurs des congrès mondiaux avaient créé des programmes adaptés au thème du congrès. Par exemple, au CMNA-17 à la Nouvelle-Orléans, un défilé du Mardi Gras, un bal masqué et une excursion sur le Mississippi à bord d’un navire à aubes étaient parmi les instants les plus marquants. Au CMNA-23 à Chicago dans l’état de l’Illinois, le congrès avait au programme un concert de blues et des humoristes de la troupe Second City.

CMNA-27 continuera dans cette tradition avec la fête d’ouverture du jeudi soir dans le style des années 70. Une compagnie de location de déguisements sera sur place avec toutes sortes d’articles de cette période: chaussures à plate-forme, pantalons à pattes d’éléphant, costumes en polyester, etc. La musique sera d’époque également et mettra en vedette Kurtis Blow comme maître de cérémonie et les divas de l’ère disco Gloria Gaynor, Evelyn «Champagne» King, Thelma Houston et Kathy Sledge.

Le spectacle d’humour du vendredi soir présentera Craig Shoemaker alias «The Love Master». Depuis le CMNA-26 à St-Louis où son numéro a remporté beaucoup de succès, Craig a gagné le American Comedy Award pour le meilleur humoriste. Il est également l’animateur de la série VH-I «Our Generation». Nul doute que Craig recevra à San Jose un accueil aussi chaleureux qu’à St-Louis.

Samedi matin débutera avec un petit déjeuner au son du jazz mettant en vedette Larry Coryell accompagné d’un orchestre composé des meilleurs musiciens de jazz. Le concert du samedi soir avec le légendaire guitariste Eric Clapton promet d’être un événement unique. Eric Clapton a été un membre fondateur des célèbres orchestres «Cream», «Derek and the Dominoes» et «Blind Faith». Il a ensuite poursuivi avec succès une longue carrière solo et a été admis à deux reprises dans le Rock and Roll Hall of Fame.

Outre ces événements avec prix d’entrée, plusieurs autres activités sont comprises dans le prix d’inscription. Il y aura bal tous les soirs du congrès, certains avec disc-jockey, d’autres avec orchestre. Le jeudi soir, Marty Balin, le chanteur principal et membre fondateur des groupes «Jefferson Airplane» et «Jefferson Starship» donnera un spectacle. Vendredi soir, ce sera Chuck Negron, chanteur de «Three Dog Night». Le spectacle du samedi soir dans le café n’est pas encore déterminé, mais il mettra certainement en vedette un ou une interprète de réputation nationale. Vendredi, pendant l’heure du dîner, il y aura le Festival «Salsa» où l’on servira des mets d’Amérique latine au son de la musique de ces pays.

Autres activités
La Société du congrès mondial a négocié un rabais de trente pour cent sur le prix d’entrée du Great America Theme Park de Paramount. Les prix réduits sont 21,50$ pour les adultes et 16,50$ pour les enfants de six ans et moins. Venez avec toute la famille et amusez-vous comme des fous!

Pendant que vous êtes en Californie, prenez quelques jours de plus et profitez, avant ou après le congrès, des forfaits disponibles pour San Francisco ou Monterey.

La ville de San Jose accueillera en même temps que notre congrès le Festival «Talent in Tapestry», l’un des plus gros festivals d’artisanat des États-Unis. Ce festival attire habituellement plus de 100,000 personnes et offre musique et mets des quatre coins du globe pendant toute la journée du samedi et du dimanche. Ce sera une autre activité plaisante dont pourront profiter ceux qui assisteront au congrès.

C’est votre
congrès mondial!
Que vous décidiez de remplir chaque seconde du congrès avec des activités de divertissement et de rétablissement ou d’adopter le style décontracté typique de l’esprit californien, nous espérons qu’assister au congrès mondial sera pour vous une expérience inoubliable.

En dernier lieu, il faut vous avertir que nous allons littéralement prendre d’assaut la ville de San Jose. Le CMNA-27 sera un des plus gros congrès jamais tenus dans cette ville, donc notre présence est d’une grande importance pour les gens d’affaires et commerçants locaux. Beaucoup de gens qui autrement n’auraient jamais entendu parler de Narcotiques Anonymes pourront nous voir de près et faire l’expérience de la qualité de nos vies telle qu’elle s’exprime dans notre rétablissement collectif.

Est-ce quelque chose qu’un membre peut se permettre de manquer?


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Mot de la
rédactrice

Nous sommes au courant que la banque de données du BSM est souvent l’objet de plaisanteries dans notre fraternité.

Qu’on se moque de nous de temps à autre ne nous dérange certainement pas, n’empêche que certaines choses concernant la banque de données méritent d’être prises au sérieux pour notre bénéfice à tous.

Changements d’adresse: Notre fraternité se compose de gens qui déménagent souvent, la plupart presque aussi souvent qu’ils changent de chaussettes. Trêve de plaisanterie, veuillez nous laisser savoir quand vous allez déménager. Remplir le formulaire de changement d’adresse à votre bureau de poste fera en sorte que vous finirez par recevoir votre courrier... tôt ou tard. Lorsque vous nous avisez d’un déménagement, veuillez inclure votre nom au complet ainsi que votre ancienne et nouvelle adresses.

Prénoms: Voyons, combien y a-t-il de Suzanne dans NA? Environ 150 selon notre banque de données. Nous connaissons même certains de vos noms. S’il vous plaît, l’anonymat ne s’applique pas à l’intérieur de NA. Votre courrier vous sera envoyé sous pli discret.

Codes postaux: Je vous en prie, ne les oubliez pas!

Abonnements des groupes: Les individus doivent en faire la demande pour recevoir le NA Way tandis que les groupes doivent être enregistrés au BSM. Certains considèrent que cette façon de procéder n’est pas équitable. Mais nous agissons ainsi pour éviter que notre banque de données ne contienne deux fois la même information, ce qui créerait de la confusion lorsque nous serions à la recherche d’un groupe. Vous ne savez pas si votre groupe est enregistré ou non? Si votre groupe n’a pas encore reçu un exemplaire du NA Way, il ne l’est pas ou l’adresse n’est plus la bonne. Nous suggérons aux groupes d’utiliser comme adresses des cases postales en raison de leur stabilité. Pour obtenir un formulaire d’enregistrement ou de mise à jour, veuillez prendre contact avec les Services à la fraternité au BSM, poste 771. Il est également possible de le faire via courrier électronique par l’entremise du site web du BSM: http://www.wsoinc.com.

Période d’attente: Cela fait quatre mois que vous vous êtes mis sur la liste pour recevoir le NA Way et vous n’avez pas encore reçu un seul exemplaire? Avez-vous fait une erreur sur votre demande? C’est possible. Cela se produit de temps à autre, mais ce qui est plus probable, c’est que vous avez fait votre demande immédiatement après l’impression des étiquettes pour un envoi du NA Way. Si c’était le cas, votre nom n’étant pas sur la liste, il se pourrait que vous ne receviez pas de NA Way avant le prochain envoi, c’est-à-dire trois mois plus tard. Nous sommes d’avis que vous ne devriez pas avoir à attendre aussi longtemps et, en autant qu’il nous reste encore des exemplaires après l’envoi aux abonnés actuels, nous vous enverrons un exemplaire du dernier numéro dès votre inscription.

Événements au calendrier: Le NA Way est publié quatre fois par année, en janvier, avril, juillet et octobre. La date limite pour qu’un événement figure au calendrier est d’environ deux mois et demi avant le début du mois dans lequel sortira un numéro de la revue. Par exemple, si votre événement a lieu en mars, il faut qu’il apparaisse dans le calendrier du numéro de janvier, ce qui veut dire que vous devez nous en faire part avant le 15 octobre. Si vous le faites à la dernière minute par courrier électronique, veuillez inclure un numéro de téléphone afin que nous puissions vous contacter au cas où vous auriez omis une information essentielle. Si vous avez raté la date limite pour annoncer votre événement dans le NA Way, vous pouvez utiliser le site web du BSM dont la liste d’événements est mise à jour autour du premier de chaque mois.

Une partie de notre mission, qui est de favoriser la continuité et la croissance de NA, est de nous assurer que les membres reçoivent le NA Way à temps et que nos listes d’abonnés sont exactes. Nous apprécions votre aider en cette matière.

Cindy T., rédactrice

Les lettres de tous les lecteurs du NA Way Magazine sont les bienvenues dans cette rubrique. Elles peuvent exprimer des commentaires sur n’importe quel article paru dans le NA Way ou simplement un point de vue sur un sujet d’inquiétude dans la fraternité NA. Elles ne devraient pas excéder 250 mots et nous nous réservons le droit de les réviser. Toutes les lettres doivent être signées et inclure une adresse et un numéro de téléphone valides. Les prénoms suivis de l’initiale du nom seront utilisés comme signature à moins que l’auteur ne demande l’anonymat.

Le NA Way Magazine, publié en anglais, français, allemand, portugais et espagnol est la revue des membres de Narcotiques Anonymes. Elle a pour mission de leur fournir de l’information sur le rétablissement et les services, ciblant les questions et événements qui sont d’actualité pour les membres du monde entier, ainsi qu’un calendrier des principaux événements NA. De concert avec cette mission, l’équipe de rédaction est dédiée à la production d’une revue qui permettra aux membres du monde entier de s’exprimer ouvertement, les tiendra au courant de ce qui se passe dans les services et les informera des congrès à venir. Avant tout, la revue se veut une célébration de notre message de rétablissement qui s’énonce comme suit : «un dépendant, n’importe quel dépendant, peut arrêter de consommer de la drogue, perdre le désir de consommer et trouver un nouveau mode de vie».

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Lettres 
de nos lecteurs

Cher NA Way,
Je suis entièrement d’accord avec le contenu des articles concernant les besoins financiers de notre fraternité, étant donné que trouver assez d’argent pour les satisfaire n’a jamais cessé d’être un problème au cours de mes huit ans de service, et je suis certaine que le problème existait déjà depuis longtemps. Par contre, le fait que les deux premiers numéros du NA Way lui ont consacré leur première page m’inquiète. Je crois que d’avoir des articles de ce genre à la une trop souvent peut rebuter certaines personnes comme les constantes demandes d’argent de mon église ont fini par me rebuter. J’ai entendu des dépendants dire que le BSM et la CSM n’arrêtaient pas de nous mettre leurs problèmes d’argent sous le nez.

Les articles sur l’argent ne m’offensent pas. Je suis la première à me porter à la défense du sujet parce que je suis consciente des besoins financiers aux niveaux local et mondial, et que je constate qu’il n’y a pas assez d’argent pour les satisfaire tous. Je crois que la manière d’encourager les gens à donner un peu plus est d’en parler (mais pas trop) et d’être un exemple. Dans mon groupe d’appartenance, il n’est pas rare de voir des gens mettre plus d’un dollar dans le panier. Dans mon CSL, il n’est pas rare de voir des gens payer les gros prix lors des encans. Quand nous avons une activité quelconque, les dons volontaires suffisent habituellement à couvrir le coût des boissons. Donner de mon argent à NA est pour moi une question de gratitude et c’est ainsi que je conçois les efforts pour recueillir des fonds dans NA. Je veux que tous les dépendants aient la possibilité de faire l’expérience du miracle NA. J’ai de l’argent à donner aujourd’hui, non seulement parce que je suis abstinente et que j’ai un emploi, mais aussi parce que je suis beaucoup moins égocentrique.

Bien entendu, nous n’aimons pas entendre que nous devrions donner plus d’argent à la fraternité. En tant que dépendants, nous préférerions garder cet argent pour nous afin de pouvoir nous acheter plus de choses. J’éprouve ce sentiment moi aussi, mais je sais également que je dois soutenir la fraternité que j’aime. J’ai entendu des gens dire des choses comme: «Pourquoi faut-il avoir des encans et des loteries à nos événements?» ou «Les activités ne devraient pas être autre chose que des moments où les dépendants peuvent s’amuser en sécurité.»

Ma réponse à ces commentaires est que la Septième Tradition suffit rarement à générer assez de fonds pour couvrir les besoins financiers de la fraternité. Si nous voulons voir des nouveaux dans nos réunions, nous devons faire en sorte que le message de rétablissement se rende aux endroits où se trouvent les dépendants, et cela prend de l’argent.

Oui, il y a certains aspects de notre structure de service que je n’aime pas, mais cela ne m’empêche par de prendre du service et de croire en notre fraternité et en notre manière de servir. Je n’ai pas peur de dire aux gens que s’ils n’aiment pas les choses telles qu’elles sont, eh bien, c’est à eux de prendre du service et de faire en sorte qu’elles changent. Nous sommes tous ici pour nous rétablir. Nous pouvons choisir de travailler notre programme de différentes manières, mais nous avons tous besoin de soutenir notre fraternité. En effet, si NA n’existait pas, il en serait tout probablement de même pour nous.

Andrea P., Wisconsin

Cher NA Way,
J’aimerais répondre à la lettre du numéro de janvier du NA Way (Vol. 15, No. 1) intitulé «Vivons selon nos principes».

L’auteur proposait des arguments en faveur de tenir dans les congrès des réunions pour les besoins particuliers. Il est d’avis qu’il devrait y avoir des réunions spéciales pour les gais et lesbiennes. Que penserait-il de quelqu’un qui se porterait à la défense de réunions pour «hommes machos seulement»? Cela fait peur n’est-ce pas?

Quand je suis arrivé à NA, on m’a appris à regarder les choses qui nous unissaient et non pas celles qui nous différenciaient. On m’a appris que cela ne voulait pas dire que nous étions tous pareils, mais que nous travaillions tous vers un but commun et que NA ne rejetait personne.

Au début de mon rétablissement, je ne pouvais voir que les choses qui me séparaient des autres. Je n’avais jamais été en prison. J’étais instruit. Je savais m’exprimer et me conduire correctement, et bien communiquer. Tout cela faisait que je me sentais différent. Dans ma dépendance active, j’avais utilisé des choses semblables pour me faire accroire que je n’étais pas un dépendant comme les autres. Je ne consommais pas comme eux. J’achetais ma dose de manière plus «raffinée». J’étais plus beau, plus intelligent, en un mot, meilleur que les autres junkies. Cela a été très difficile pour moi de me rendre compte que je n’étais pas si différent, que je n’étais ni meilleur ni pire que les autres. Au début, je n’arrivais pas à m’identifier, j’étais seul dans mon fantasme et je cherchais seulement les différences.

Je suis beaucoup plus heureux depuis que j’ai pris conscience que je n’étais pas si différent après tout. Quelle joie de pouvoir me rendre à une réunion où il y a des Blancs, des Noirs, des Bruns, des Jaunes, des hommes et des femmes, des hétérosexuels et des homosexuels, tous des dépendants, riches ou pauvres. Quel bonheur de pouvoir communiquer avec tous parce qu’au bout du compte, quand on y regarde de près, nous sommes tous des dépendants et ultimement, tous humains.

Vous dites qu’on y retrouve la phobie des homosexuels? Oui, je comprends que c’est un problème, mais il y a aussi du racisme et d’autres préjugés, et personne n’a demandé de réunions spéciales pour autant. Il existe de la haine, de la rage et beaucoup d’autres défauts de caractère que nous demandons humblement à Dieu de nous enlever. Si nous étions parfaits, nous n’aurions aucunement besoin d’aller en réunion ou d’être en rétablissement.

Lorsque je vais à une réunion dont le nom est «Compréhension» ou «Gais et lesbiennes», je ressens un sentiment de discrimination. Même si ce n’est pas leur intention, ils me font savoir que je ne suis pas le bienvenu, que ce qui importe vraiment c’est ce que je fais avec cette chose que j’ai entre les jambes, que outre le fait que nous sommes des dépendants et que nous avons le désir d’arrêter de consommer, il existe d’autres considérations. Je ressens de la tristesse et de la honte, et beaucoup de rébellion, parce que je me sens mis à part, repoussé et séparé des autres. Je ne me suis jamais senti menacé par les gais et lesbiennes, mais il semble que parce que je ne suis pas d’accord avec «leurs» réunions, je constitue une menace pour eux.

Si vous avez un problème avec les gens qui ne sont pas comme vous, travaillez dessus. Si vous avez un problème d’acceptation, travaillez également dessus. Si votre parrain a le même problème que vous et ne peut vous aider, changez de parrain. Et je vous en prie, n’accordez pas tant d’importance au fait que vous êtes homosexuel. Devenez un avec le monde et vous comprendrez à quel point nous sommes insignifiants. Quand tout est dit et fait, notre orientation sexuelle a vraiment très peu d’importance.

Pablo S., Espagne


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Témoignages

Concernant 
la violence

J'étais terrifié la première fois que j’ai modéré une discussion dans une réunion NA. Je ne m’étais pas encore formellement déclaré un membre NA (même si je savais que c’était la chose «politiquement correcte» à faire) et je craignais d’utiliser par inadvertance des mots d’une autre fraternité et qu’on me rappellerait brutalement à l’ordre. Je croyais que j’étais responsable du ton de toute la réunion.

Je croyais m’être assez bien tiré d’affaires avec ce que j’avais partagé (fondé non pas sur le rétablissement mais sur ce que ce que je voulais que l’on pense de moi) et j’ai demandé à un nouveau de partager. Le type en question était en colère parce que le soir précédent il était venu en réunion et un homme, quoi de plus dégoûtant, lui avait donné l’accolade comme s’il était un de ces... Le nouveau a alors sorti un couteau et commencé à «partager» de manière très détaillée ce qu’il avait l’intention de faire à cet homme après la réunion.

Personne n’a dit quoi que ce soit et la réunion n’a pas dérivé du sujet jusqu’au moment où la personne qui venait d’être menacée a partagé sa peur. Le nouveau a quitté la réunion et n’a pas tué le membre plus ancien (décédé depuis, mais c’est une autre histoire).

Au fil des années dans la fraternité, nous avons tous perdu des personnes qui nous étaient chères. Parfois il m’arrive de penser que j’ai plus d’amis morts que vivants. Parfois je crois avoir maîtrisé l’art de faire face au chagrin ou accepté ma propre mortalité, mais à chaque fois que j’apprends la mort de quelqu’un que je connais dans NA, je m’aperçois de nouveau que je ne comprends pas grand-chose au chagrin ou à la mort.

L’an dernier, lorsque j’ai reçu la nouvelle que le trésorier de la CSM avait été kidnappé et tué à Porto-Rico pendant qu’il assistait à un congrès est un bon exemple de cela. Le fait qu’il soit mort pendant l’accomplissement de son service NA était pour moi l’aspect le plus désolant de cette tragédie (ce qui fera peut-être taire les ragots à propos des voyages «payés» de nos serviteurs de confiance). Mon sentiment lorsque j’ai appris cette nouvelle m’a rappelé comment je m’étais senti lors de cette réunion où ce type avait brandi son couteau. Le degré de protection que nous pouvons nous donner et que nous accorde le fait de bien agir est limité. Même dans NA, nous sommes vulnérables. Ce n’est pas parce que nous avons quitté la rue qu’elle n’existe plus. Même dans le rétablissement, la violence est une réalité.

Un commentaire récent d’un membre qui se portait à la défense d’un acte de violence de quelqu’un (parce qu’il s’identifiait à la douleur de la personne en question) m’a amené à réfléchir sur ce meurtre qui avait été le fruit du hasard et notre expérience en tant que fraternité. Je crains pour ceux dont la vie est affectée par cette rage inextinguible et cette violence instinctive qui souvent accompagnent notre maladie. Je m’inquiète sincèrement pour ceux qui disent: «Ils ont essayé de faire des amendes honorables, mais...». Je m’inquiète pour les gens vulnérables qui confondent intransigeance et fermeté. Ce que je crains le plus est que nous pourrions nous retrouver incapables de nous protéger de la violence, physique ou émotionnelle, en raison de notre trop grande sympathie envers la douleur de l’auteur d’un crime.

Notre capacité en tant que dépendants de comprendre la souffrance ressentie par ceux qui ont fait du mal à d’autres est sans doute une des caractéristiques les plus remarquables de «la valeur thérapeutique d’un dépendant en aidant un autre». C’est pourquoi le partage d’une Cinquième Étape est une expérience si libératrice. Mais cette capacité doit absolument être accompagnée d’un refus inébranlable de tolérer la violence en tant que mode de vie qui se perpétue, particulièrement dans nos réunions ou dans nos relations avec les autres.

Lorsque l’un d’entre nous meurt, la douleur nous réunit et lorsque nous prenons la parole, nous partageons souvent autre chose que nos souvenirs les plus chers. J’ai assisté à des funérailles dans NA où des propos assez extravagants et des sentiments très forts faisaient partie de l’éloge funèbre et du processus de pleurer quelqu’un. Parfois, nous partageons ces choses afin d’enterrer la colère avec l’ami, mais il y a toujours un sentiment que cela est fait dans un esprit de fraternité, de famille même. Nous laissons s’épandre ces sentiments parce nous pouvons le faire en toute confiance et parce que cela nous aide à venir à bout de notre douleur devant la perte d’un être cher.

Mais fermer les yeux sur la violence est autre chose, ainsi qu’afficher un air suffisant devant les sentiments de quelqu’un ou en faire peu de cas. Nous n’agissons pas de cette manière dans NA, ce n’est pas une conduite acceptable. Lorsque j’entends quelqu’un excuser la violence, je ne me dis pas ou à quelqu’un d’autre: «Un jour, il finira bien par se rétablir.» Je dis à haute voix, et très fort s’il le faut, que l’on n’agit pas ainsi dans NA, de la même manière que je dis aux d’autres qu’ils ne peuvent pas porter de croix gammées à une réunion, de la même manière qu’on dit aux gens qu’ils ne peuvent avoir sur eux des armes ou des instruments pour consommer de la drogue pendant une réunion. On ne peut pas compromettre la sécurité de nos membres. On ne peut pas traiter les gens comme s’ils n’avaient pas d’importance.

Nous vivons avec dignité maintenant. Nous traitons nos confrères et nos consoeurs de rétablissement avec respect. Tout autre comportement est inacceptable et non pas NA.

Andrea L. Pennsylvanie


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On trouve toujours 
chaussure à son pied

J’entends souvent dans les réunions qu’aucun d’entre nous n’est unique. Il est vrai que nous souffrons tous de la maladie de la dépendance et avons trouvé une solution commune dans le programme de Narcotiques Anonymes. Il est également important que nous comprenions que personne n’est différent au point que la promesse d’être libéré de la dépendance active ou la possibilité d’un nouveau mode de vie est hors de sa portée.

Par ailleurs, je crois qu’il est tout aussi important de prendre conscience que nous sommes des individus. Nous avons, en tant qu’individus, des forces et des faiblesses différentes, des qualités et des défauts de caractère différents. Nous arrivons au programme à différents stades de notre maladie et avec des degrés d’abandon et de bonne volonté différents. Certains d’entre nous semblent se rétablir rapidement tandis que d’autres suivent un processus plus lent qui consiste en majeure partie à rester abstinent et à faire de petits pas vers le rétablissement.
 
Quand je suis arrivé au programme, un de mes clichés favoris était: «On trouve toujours chaussure à son pied». Pour moi, cela signifiait que peu importait à quel point je pouvais me sentir différent, je trouverais quelqu’un avec qui je pourrais établir un rapport. J’ai découvert que lorsque les gens partagent honnêtement leur expérience, force et espoir du fond du coeur, cela ne correspond pas toujours à un message de rétablissement spécifique. J’ai également découvert qu’en pratiquant le principe de garder l’esprit ouvert, j’apprends plus de ceux dont les expériences et la façon de penser sont différentes de la mienne.

Beaucoup dans Narcotiques Anonymes ont le sentiment qu’il existe un seul et unique message NA. Mon expérience est autre: certes, les messages ont tous des thèmes communs, mais il y a autant de messages qu’il y a de dépendants. Je crois que c’est dans la richesse de cette diversité que résident notre véritable force et l’espoir qu’aucun dépendant qui cherche à se rétablir n’ait à mourir.

Rich McC. Californie


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Comment j’ai réussi à surmonter mes peurs 
et à aimer ces sales machos dans NA

Comme vous l’avez peut-être deviné à partir du titre de cette histoire, j’ai découvert qu’il n’y avait presque rien de plus important pour mon rétablissement et ma tranquillité générale d’esprit que de conserver le sens de l’humour.

Par exemple, il semble que je ne rencontre jamais de ces hommes sensibles des années quatre-vingt-dix dont les cheveux sont portés en queue de cheval. J’ai entendu des rumeurs à leur sujet, mais je n’en ai jamais vu un de mes propres yeux. Peut-être que je devrais aller aux réunions de la ville au lieu de me cantonner dans celles de la banlieue. En tout cas, les hommes que je fréquente, mon mari inclus, sont des hommes des années soixante. Les femmes sont des «poulettes» pour eux et ils semblent convaincus que notre plus grande ambition est de fabriquer le parfait porte-plante en macramé.

C’est avec eux aussi que je sers dans NA. En fait, nous sommes devenus amis pendant notre règne de terreur en tant que comité exécutif du CSL. Maintenant, lorsqu’un de ces charmants personnages bien intentionnés assigne automatiquement aux femmes du comité d’activités les tâches de cuisiner et de nettoyer ou présume que les postes de service intéressants et amusants exige un dépendant avec le chromosome «y», je me contente de dire quelque chose comme: «Hé, de quel siècle sort-il celui-là?» Cela allège l’atmosphère et ma remarque a plus de poids. Je trouve que c’est drôlement plus efficace que de porter à chaque réunion de service mon t-shirt sur lequel est inscrit «Cercle de couture et de tir à la carabine des dames».

Il faut faire face à la réalité. NA n’est pas un pays utopique où nous pouvons nous retirer lorsque nous ne pouvons plus gérer notre consommation de drogues. Les maux qui affligent la société ne s’arrêtent pas au seuil de notre groupe d’appartenance (même si peut-être ils y sont moins évidents qu’ailleurs). Nos portes sont ouvertes à tous ceux qui ont le désir d’arrêter de consommer. Et les gens qui ont besoin de l’aide de NA ont souvent suivi une voie où dominaient les préjugés et la tendance à voir les choses avec des oeillères. Étiez-vous préoccupé par la notion de justice sociale à votre première réunion? Je sais que je ne l’étais pas.

Alors, cela m’amène à dire que le pardon est un autre élément essentiel qui nous permet de garder la raison dans NA, sans oublier de prendre en considerátion comment on contribue soi-même a créer certaines situations dans notre vie. Je ne suis pas sans blâme. J’ai moi-même parler des hommes en termes pires que l’équivalent masculin de «poulette». Au-delà de toutes considérations, le fait demeure que je suis ultimement responsable de ce qui se passe dans ma vie.

Lorsque je suis devenue abstinente, j’étais seule avec un nourrisson à élever. Mon mari d’alors consommait encore, ne payait aucune pension alimentaire et ne venait pas, la plupart du temps, au moment où il était supposé venir. Oui, je ressentais de la colère, j’avais tous les droits d’en ressentir. Je le blâmais pour avoir à vivre bien au-dessous du seuil de la pauvreté. J’ai crié, pleuré et fait des histoires. J’ai essayé de transposer la responsabilité de nos existences sur quelqu’un d’autre, mais le prix à payer pour agir sous l’influence de ce défaut de caractère était beaucoup trop élevé.

J’ai dû aller au-delà de ce comportement sinon je serais restée à jamais une victime. La phrase du Texte de base qui dit: «Par notre incapacité à assumer nos responsabilités, nous arrivions en fait à créer nos propres problèmes.» est devenue mon mantra. Je devais me rappeler de minute en minute que l’inverse de cette maxime était également vrai, c’est-à-dire que si j’acceptais mes responsabilités, je cesserais de créer mes propres problèmes.

J’ai cessé de dépenser de l’argent que je ne pouvais me permettre de dépenser. Les congrès étaient des extravagances, les soirées dansantes, abordables, parfois. Je mettais ce que je pouvais dans la Septième Tradition. J’achetais nos vêtements dans des friperies et je découpais les coupons dans les circulaires. J’empruntais les livres à la bibliothèque au lieu de les acheter. À mon travail, je faisais des heures supplémentaires lorsque je le pouvais,

Ce n’était pas si terrible. J’étais entourée de femmes NA extraordinaires. Nous faisions beaucoup avec très peu. Nous donnions des fêtes pour célébrer nos vies. Nous nous réunissions chez l’une ou chez l’autre et discutions de rétablissement. Nous portions des toasts de cidre mousseux en l’honneur de nos esprits brillants qui avaient fait en sorte que nous nous étions choisies mutuellement comme amies. Nous nous dévoilions l’une à l’autre et étions guéries par l’amour et l’acceptation qui accueillaient ce que nous révélions. Ces soirées se classent parmi les meilleures de ma vie et la plus dispendieuse sortie n’aurait jamais nourri autant mon esprit.

Pour en revenir à ce que je disais, oui, le sexisme existe dans NA, ainsi que mille autres cruautés que nous nous infligeons à tour de rôle. Si je présume au départ que la plupart du temps c’est involontaire, l’impression d’être une victime diminue au profit de celle d’une autre dépendante qui essaie d’apprendre à vivre.

Barbara G. Californie


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Grandir

Récemment, j’ai découvert quelque chose qui m’a amené à grandir d’une manière inattendue.

À trois ans de rétablissement, j’ai constaté que certains membres contribue à ma croissance et que d’autres en sont la cause. J’ai partagé cela avec mon parrain, il s’est contenté de sourire. Je l’ai également partagé avec d’autres anciens membres et ils ont trouvé que c’était un très bon point.

Un membre de ma communauté NA a été élu au poste de coordonnateur d’un sous-comité auquel on avait confié la tâche d’organiser un événement. J’ai assisté à quelques réunions du sous-comité et après chacune de ces réunions je me retrouvais chez moi dévoré par le ressentiment. Selon moi, on n’aurait pu élire à ce poste quelqu’un de plus incompétent.

L’événement a eu lieu quand même. Le coordonnateur ne s’est pas mis une seule fois dans une position où il aurait pu être reconnu pour ses efforts. Il a laissé cela à ceux qui, contrairement à moi, l’avaient assisté pendant les nombreux mois de planification et de dur travail. Il est resté très occupé tout au long de l’événement à courir de gauche à droite afin de remédier à tout ce qui devait l’être.

Deux semaines plus tard, le coordonnateur présentait son rapport final au CSL. Ce rapport démontrait sans l’ombre d’un doute que l’événement avait obtenu un succès sans précédent dans notre localité. Je suis un RSG, donc j’étais présent. Je me suis rendu à l’évidence. Je l’ai félicité publiquement et remercié pour la leçon d’humilité qu’il m’avait enseigné durant l’événement. À partir de ce moment-là, j’ai gagné du terrain dans un domaine inattendu.

En premier lieu, j’ai pris conscience, comme jamais auparavant, que je n’avais aucun problème avec l’orgueil mais avec l’humilité. J’en suis venu à la conclusion que les gens me forcent à grandir lorsque je refuse la leçon que mon Dieu d’amour veut m’enseigner. Finalement, qu’importe ce que mon Dieu d’amour choisit de faire, cela se produira comme Il veut que cela se produise.

Le fait que nous nous soyons rapprochés, ce coordonnateur et moi, et sommes devenus de grands amis est l’aspect le plus merveilleux de cette leçon. Je ne manque jamais une occasion de lui dire que je l’aime.

Michel B. Québec


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Les femmes dans le service, quelle idée!

Récemment, à mon groupe d’appartenance, nous avons eu une conversation concernant les femmes dans le service. J’ai confiance qu’un jour ce type de conversation ne sera plus nécessaire.

Je n’ai pas l’impression d’être traitée d’égal à égal lorsque je sers dans NA. Est-ce la victime à l’intérieur de moi qui s’exprime alors? Parfois, oui. Quelque chose se produit qui déclenche les émotions que je ressentais devant ce qui était monnaie courante dans le passé, c’est-à-dire les cris, les obscénités et la violence.

Par contre, me faire dire que j’ai les oreilles trop sensibles est un propos sexiste. Croyez-moi, mes oreilles en ont assez entendu. Avoir un membre se tenir devant moi et me crier après à deux doigts de mon visage est un comportement irrespectueux. Me faire traiter de «garce» dénote également une attitude sexiste. De nombreuses fois, j’ai vu des hommes dans le service se faire admirer pour leur intelligence et leur assurance tandis que les mêmes comportements chez une femme lui valait d’être accusée de vouloir tout contrôler, tout diriger.

Je comprends que le service NA n’est pas l’endroit pour travailler sur mes problèmes. J’ai besoin de travailler sur mon sentiment d’insécurité et de regarder les moments où j’ai joué à la victime ou imposé ce rôle à d’autres. Je dois avoir le désir de ne pas laisser mes défauts de caractère diriger mes actions dans le service. Je dois garder la tête haute et ne pas exercer des représailles sur d’autres ou croire que le mauvais traitement que quelqu’un m’impose reflète ce que je suis. J’essaie au meilleur de ma capacité.

Nous sommes tous pareils dans NA, qu’importe le genre. Nous devons changer nos anciennes manières d’agir. J’ai changé et continue de le faire. Je garde la tête haute et continue de m’affirmer. C’est un sentiment merveilleux. D’autres membres, hommes et femmes, m’ont aidée. Les femmes qui restent abstinentes et continuent de prendre du service m’inspirent. Les hommes qui me traitent d’égal à égal me donnent de l’espoir.

Même les membres sexistes m’aident à grandir . C’est cela NA. C’est mon chez moi, l’endroit où je peux faire confiance, grandir, apprendre et chercher du réconfort. Nous sommes tous des dépendants malades qui essaient de transformer des défauts en habitudes de vie positives. Je ne suis pas traitée différemment parce que je suis une femme, mais parce que chaque personne que je rencontre me traite de la façon qu’il a appris à traiter une femme. Ce n’est pas en raison de ce que je suis, mais en raison de ce qu’ils étaient.

Nan O. New Brunswick


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Services

Concernant 
la diversité

Au cours des dernières années, «diversité» est devenu un mot très populaire dans Narcotiques Anonymes. Des ateliers à ce sujet ont commencé à apparaître sur les programmes des journées d’apprentissage. Les comités de congrès s’efforcent de représenter la diversité de la fraternité lorsqu’ils sélectionnent leurs conférenciers.
En fait, la diversité est souvent le thème central de nombreux congrès et même du prochain congrès mondial. Mais qu’est-ce que la diversité au juste et comment est-ce devenu notre force quand cela aurait pu si facilement devenir notre faiblesse?

Dès le départ, NA a dû faire face à la diversité. Les fondateurs de NA voulaient adapter les Douze Étapes de Alcooliques Anonymes à un programme pour les dépendants des drogues, mais ils avaient tout un défi à relever. En effet, comment pouvaient-ils créer l’atmosphère d’identification, si cruciale au rétablissement, quand il existait autant de dépendants que de drogues?

En changeant où mettre l’accent, ils ont résolu le problème. Les fondateurs de NA auraient pu écrire la Première Étape de cette façon: «Nous avons admis que nous étions impuissants devant les drogues...». Au lieu de cela, sachant que tous les dépendants, qu’importe leur drogue de choix, souffrent de la maladie de la dépendance, cette chose à l’intérieur d’eux-mêmes qui les rend incapables de contrôler leur consommation de drogues, ils ont utilisé le mot «dépendance». Donc un problème qui détenait le potentiel de diviser et de détruire est devenu un des plus forts liens unissant la fraternité.

Par contre, cela n’a pas mis fin aux problèmes liés à la diversité. À la fin des années quatre-vingt et au début des années quatre-vingt-dix, d’autres ont commencé à faire surface.

En premier, il y a eu les réunions «d’intérêt particulier» c’est-à-dire des réunions seulement pour femmes, hommes, gais et lesbiennes, séropositifs, jeunes, etc. Beaucoup ont fait peu de cas de ces réunions. Elles sont apparues sur les listes des réunions à travers la fraternité et les gens y allaient ou non.

Mais certains membres avaient le sentiment que ces réunions violaient le principe de l’unité. Des hommes assistaient à des réunions pour femmes et vice-versa en signe de protestation. Certains CSLs ont décidé que de telles réunions n’avaient pas leur place sur la liste des réunions locales. Une lettre au BSM disait: «Comme les réunions d’intérêt particulier existent pour un seul segment de notre fraternité, elles ne sont donc pas en accord avec le fondement spirituel de nos Traditions.» Une autre offrait le point de vue contraire: «[Les réunions d’intérêt particulier] sont un endroit où, parce que nous nous y sentons assez en sécurité et pendant assez longtemps, nous pouvons développer cette acceptation de soi que nous devons tous acquérir pour que les étapes fonctionnent.» La situation s’est envenimée. Des doigts accusateurs étaient pointés et le cri «Violation des traditions!» retentissait de plus en plus souvent.

L’adoption à la CSM de 1987 du Convention Guidelines n’a pas encouragé ceux qui soutenaient les réunions d’intérêt particulier. En effet, ce guide disait que de telles réunions n’étaient pas conformes à l’esprit d’un congrès mondial.

Finalement, la controverse a atteint son point culminant à la CSM de 1988. Un comité ad hoc a été formé à cette conférence afin de nous «aider en tant que fraternité à confronter et peut-être à résoudre le problème des réunions d’intérêt particulier».

Le comité ad hoc a présenté son rapport à la CSM de 1989. En résumé, le rapport concluait qu’il n’y avait rien dans les Douze Traditions qui allaient à l’encontre des réunions d’intérêt particulier, et que si un besoin pour ces réunions existait, elles prospéreraient sinon elles disparaîtraient.

Un autre élément à la saga de la diversité est devenu apparent à la CSM de 1992. Une session sur les préjugés étaient à l’ordre du jour. Les membres qui modéraient la session ont partagé leurs points de vue personnels concernant la lutte contre des préjugés tels que le racisme, le sexisme, etc. dans NA. La session a ensuite été ouverte à l’assistance. En l’espace de quelques secondes, il y avait plus de dix personnes en ligne devant le microphone. Tout le monde, semblait-il, avait ressenti l’aiguillon du préjugé. Les gens parlaient de comment ils s’étaient sentis exclus en raison de la couleur de leur peau, de leur genre, de leur apparence physique, de leur âge, de leur religion, de leur handicap, de leur niveau d’éducation et ainsi de suite. Au fur et à mesure que les gens partageaient, on sentait que tous s’identifiaient les uns aux autres, et ce, à cause de leur différence, de leur... diversité.

En dernier lieu, la croissance mondiale de NA a suscité certaines des plus profondes inquiétudes concernant la diversité. Le concept d’un Dieu de notre compréhension était-il strictement occidental? Que se passerait-il dans les pays où admettre que l’on était dépendant était un crime qui entraînait la peine de mort? Que faire concernant le parrainage? Est-ce que notre message transcendait vraiment les différences culturelles, comme l’avait affirmé la résolution adoptée à la CSM de 1992?

Encore une fois, une situation difficile au départ n’a fait que renforcer la fraternité. À mesure que des réunions sont apparues dans d’autres pays, le besoin de publications de rétablissement dans différentes langues s’est accru. La fraternité dans son ensemble a répondu à ce besoin en donnant à plusieurs reprises la priorité à la traduction des publications NA.

Les réunions NA elles-mêmes sont un des meilleurs exemples de la diversité de notre fraternité et pourquoi cette diversité est si bénéfique aux dépendants qui cherchent à se rétablir. Dans la plupart des communautés NA établies, vous pouvez assister à une réunion avec conférencier, à une avec discussion ouverte ou à thème, ou à une combinant ces formats d’une manière ou d’une autre. Vous pouvez assister ou bien à une grosse réunion à l’atmosphère gaie et bruyante où vous ne connaissez à peu près personne, ou bien à une petite réunion intime à l’atmosphère calme et discrète où les mêmes membres se retrouvent à chaque semaine. Vous pouvez choisir une réunion qui, afin d’accorder plus de temps au partage, réduit le nombre de lectures, ne remet pas de porte-clés et ne célèbre pas d’anniversaires ou une réunion à laquelle les anniversaires de rétablissement sont le point de mire avec gâteau et tout. Avec tous ces différents styles de réunions, chaque dépendant peut en trouver une qui répond à ses besoins.

On cite souvent les Douze Traditions comme étant des limites rigides que l’on ne peut se permettre de franchir et, de fait, elles nous procurent un espace sûr à l’intérieur duquel nous pouvons transmettre le message. Englobés dans cet espace, nous sommes protégés de tout ce qui pourrait nous diviser. Nous n’avons pas à craindre les différences chez nos membres. En réalité, plus notre force en tant qu’individu est grande, plus NA dans son ensemble le devient lorsque nous nous unissons pour atteindre notre but commun. Lorsque nous abandonnons notre volonté individuelle à un Dieu d’amour, l’autorité ultime de NA, nous avons accès à un pouvoir plus grand que le nôtre.

Les controverses qui auraient pu déchirer NA nous ont au contraire amenés à reconnaître notre diversité, à l’accepter et même à la célébrer. Le fait que ces controverses ont vu le jour accompagnées par des prédictions à teneur dramatique sur la fin prochaine de NA, ont atteint leur sommet et se sont progressivement évanouies est la preuve éclatante que les liens qui nous unissent sont effectivement beaucoup plus forts que ceux qui pourraient nous diviser.
 


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NA à la ACA

Par Craig R. coordonnateur
Comité mondial de H&P

Pouvez-vous vous imaginer comment ce serait de passer trois jours complets avec des directeurs et des administrateurs de prisons ainsi que des agents de probation et de liberté conditionnelle?

Non, ce n’est pas un cauchemar de dépendant actif. C’est la conférence d’hiver de l’American Correctional Association. La ACA est la plus grosse association de professionnels du domaine carcéral du monde et plus de 3 400 de ses membres étaient présents à leur conférence d’hiver à San Antonio au Texas. Les conférences de l’ACA ressemblent un peu à nos congrès. Il y a des réunions, des ateliers, mais il y a également beaucoup de kiosques exposant à peu près tout: cellules de prison portables, dispositifs de sécurité, uniformes de prisonniers, armes à feu, bibles, etc.

En tant que coordonnateur du comité mondial de H&P, j’ai eu l’occasion d’assister à cette conférence en compagnie de Bob Stewart, le directeur du marketing du BSM. Quelle étape importante pour NA et quelle expérience exaltante pour moi!

C’était la quatrième conférence de l’ACA où nous avions un kiosque pour donner de l’information concernant NA et distribuer des exemplaires de nos publications, mais c’était la première fois que s’offrait la possibilité de faire un exposé. On nous a demandé de partager un atelier avec des représentants de Hazelden et du réseau de centres de traitement Cornerstone. Le thème de l’atelier était «L’efficacité des programmes de Douze Étapes versus d’autres formes de traitement de la dépendance». Environ soixante-dix personnes étaient présentes lorsque nous avons donné de l’information concernant NA et comment nous portons notre message dans les hôpitaux et prisons. Quelle belle expérience! L’auditoire a posé des questions très semblables à certaines de celles que l’on entend souvent lors d’une journée d’apprentissage NA. Par exemple, on m’a demandé quelle était la différence entre AA et NA. Je me suis même demandé à un moment si ce n’était pas un coup monté d’un de mes amis NA afin de me forcer à rester vigilant.

Comme vous pouvez l’imaginer, nous avons quitté cet événement remplis de gratitude et débordant d’optimisme. Comment NA a changé ma vie et comment j’ai le privilège de partager cela avec d’autres est la source de ma gratitude. Ce sentiment s’approfondit lorsque je prends conscience que de tels efforts donneront tout probablement à d’autres dépendants la chance de connaître un nouveau mode de vie. J’apprécie les membres NA qui ont servi avant moi. Leur perspicacité et vision ont fait en sorte que nous pouvons aujourd’hui assister et participer à des événements comme l’ACA. J’ai beaucoup d’espoir qu’à mesure que NA sera connu et reconnu en tant que programme viable de rétablissement, ses meilleurs jours sont à venir.


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NA traite quelle sorte 
de dépendance au juste?

Par Jeff Gershoff,
Coordonnateur des services
aux groupes du BSM

«Je suis un membre de NA depuis six ans. Je vais en réunion trois à quatre fois par semaine. J’ai un parrain qui est également un membre de NA. Je suis ses directives. Je travaille mes étapes au meilleur de ma capacité. J’ai écris sur les étapes selon les recommandations de mon parrain. Lorsque je suis arrivé à NA, je pesais 158 livres, maintenant je pèse 190 livres et je mesure seulement 5 pieds et 8 pouces. Pourquoi suis-je devenu si gros? Comment se fait-il que je n’arrive pas à perdre du poids? Je ne dois pas travailler un bon programme. Je mange tout le temps et semble incapable de me restreindre. Tous les jours je me dis que je vais manger moins et tous les jours je passe la soirée à manger biscuits et croustilles devant la télé jusqu’à ce qu’il soit l’heure de me coucher. Je suis découragé.»

Vous pouvez prendre cet exemple et y substituer toute une série de scénarios: «Je ne peux pas m’empêcher d’acheter. Je ne peux pas arrêter de fumer. Je ne peux arrêter d’aller chez les prostituées ou de draguer dans les bars pour célibataires. Je ne peux pas contrôler ma passion du jeu. Qu’est-ce qui se passe avec moi? Comment se fait-il que NA ne peut venir à bout de tous ces comportements qui me posent des problèmes?»

Nous entendons constamment des dépendants se plaindre de ces choses dans les réunions, en prenant un café après les réunions, au téléphone. Cela peut donner l’impression que ou bien NA ne marche pas pour beaucoup de gens qui sont venus y chercher de l’aide, ou bien que les dépendants ne réussissent pas à travailler leur programme. Est-ce le cas ou existe-t-il une autre explication? Est-ce que NA ne tient pas sa promesse ou est-ce possible que les gens s’attendent à trop de NA? En d’autres mots, que ce soit une solution universelle pour tout et pour tous.

Notre Première Étape dit que: «Nous avons admis que nous étions impuissants devant notre dépendance et que nous avions perdu la maîtrise de notre vie.» Afin d’essayer de dissiper toute confusion concernant la sorte de dépendance dont on parle dans cette étape, j’ai examiné ce que disent nos publications à ce sujet. Dans le bulletin #17 des conseillers de service intitulé «Qu’est-ce que la dépendance?», on dit: «Et qu’en est-il des autres formes de dépendance? Lorsque nous utilisons le mot dépendance, nous parlons en réalité de dépendance aux drogues. Notre Troisième Tradition dit que la seule condition requise pour devenir membre est le désir d’arrêter de consommer. Il est clair que nous voulons dire arrêter de consommer des drogues... Si nous élargissions le concept au-delà de la dépendance aux drogues afin d’inclure d’autres types de dépendance, nous croyons que cela nuirait gravement à l’atmosphère d’identification de nos réunions.»

Dans notre Texte de base, à la page trois, on dit: «Très simplement un dépendant est un homme ou une femme dont la vie est contrôlée par la drogue.» et finalement à la page 12 du It works: How and Why, on trouve: «Peu importe à quel point nous avons lutté, nous en sommes tous arrivés à la réalisation que nous ne pouvions pas arrêter de consommer des drogues par nous-mêmes. Nous avons été capables d’admettre notre impuissance devant notre dépendance. Nous avons capitulé entièrement.»

Fondé sur ce qui vient d’être dit, et d’autres passages de nos publications, il semble que NA est sans conteste un programme axé sur le rétablissement de la dépendance aux drogues et que tout autre bénéfice pouvant survenir est entièrement gratuit et n’entre pas nécessairement dans les limites ou le contrôle du dépendant individuel ou des Douze Étapes de Narcotiques Anonymes.

Mais que se passe-t-il si nous examinions de plus près nos publications? Est-il possible de trouver des passages qui seraient selon toute apparence en conflit avec ce qui vient d’être dit plus haut? À la page 14 du It works: How and Why, on trouve: «La maladie de la dépendance peut se manifester dans une variété d’obsessions mentales et d’actions compulsives qui n’ont rien à voir avec les drogues. Parfois, nous nous retrouvons dans la situation où des choses qui n’avaient jamais été un problème pendant que nous consommions des drogues deviennent, lorsque nous arrêtons, de véritables obsessions nous poussant à agir de manière compulsive. Il se peut que nous tentions de nouveau de remplir le terrible vide que nous ressentons parfois avec quelque chose d’extérieur à nous. Chaque fois que nous nous voyons utiliser quelque chose pour changer nos émotions du moment, nous devons appliquer les principes de la Première Étape.» À la page 9 du même livre, on dit: «Nous parlons ici de l’obsession et de la compulsion telles que ressenties devant les drogues parce que, lorsque nous arrivons au programme, notre dépendance aux drogues est ce qui nous permet de nous identifier aux autres et au programme. Au fur et à mesure que nous progressons sur la voie du rétablissement, nous constaterons que ces aspects de notre dépendance peuvent se manifester dans plusieurs domaines de notre vie.»

Il semble donc que ce qui était au départ indiscutablement blanc et noir est en fait beaucoup plus ambivalent. Étant donné que Narcotiques Anonymes n’a pas de professionnels et que c’est un programme où l’on suggère au lieu d’obliger, plusieurs circonstances se présentent pour lesquelles il n’existe pas une bonne ou mauvaise manière d’agir. Cela n’est pas toujours le cas (par exemple en ce qui touche nos Traditions, etc.), mais dans celui d’appliquer les Douze Étapes de Narcotiques Anonymes aux comportements, autres que la dépendance aux drogues, qui nous font souffrir, il semble que seul le membre individuel peut ultimement déterminer ce qui marche ou non pour lui. Lors d’entrevues avec certains membres avec beaucoup d’années de rétablissement dans NA, une chose était claire, presque tous étaient d’avis que nos Douze Étapes peuvent être appliquées à tout domaine de notre vie où l’obsession et la compulsion ont pris racine et refusent de partir. Il est également clair que la grande variété de programmes de Douze Étapes en existence: Outremangeurs Anonymes, Dépendants du sexe Anonymes, Joueurs Anonymes, Prostituées Anonymes, etc. indiquent que la croyance à l’efficacité des étapes dans des domaines autres que la dépendance aux drogues est largement répandue.

En conclusion, j’aimerais offrir quelques observations. La première, dans Narcotiques Anonymes, nous sommes tous des dépendants aux drogues. Il ne devrait y avoir aucune confusion à ce sujet. Il existe une seule condition pour devenir membre de notre fraternité, celle du désir d’arrêter de consommer (des drogues). La deuxième est que certains d’entre nous auraient sans doute intérêt à être moins rigides quant aux domaines auxquels on peut ou non appliquer les Douze Étapes. Même si dans Narcotiques Anonymes l’accent est mis sur le désir d’arrêter de consommer des drogues, il semble que les Douze Étapes pourraient aider beaucoup de dépendants à venir à bout de leurs problèmes dans d’autres domaines de leur vie. La troisième est que nous avons confiance en ce qui résulte lorsqu’une personne applique les Douze Étapes de NA à leur dépendance aux drogues, mais cela est loin d’être aussi clair lorsque les 12 étapes sont appliquées à d’autres domaines. En d’autres mots, NA demeure essentiellement un programme pour se rétablir de la dépendance aux drogues. Il est vrai que cette méthode peut être appliquée à d’autres domaines de notre vie, toutefois, les résultats sont loin d’être aussi prévisibles et ne sont pas, par définition, du ressort de Narcotiques Anonymes.


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Tous peuvent se joindre à nous ou comment
construire une fraternité véritablement diverse

Par Melissa W. Membre à titre consultatif
Monika C. Membre de la réserve
Comité mondial d’Information publique

Comme le spécifie la Cinquième Tradition, le but premier de NA est de transmettre le message au dépendant qui souffre encore. Ce principe garantit que nous y avons tous notre place sans distinction d’âge, de race, de genre, d’orientation sexuelle, de religion ou de manque de religion.

Maintenant, contemplez ce principe en tenant compte de la communauté dans laquelle vous vivez. Ensuite, regardez de près l’assistance dans les réunions, qui est là et surtout qui n’y est pas. Comment peut-on aider ce dépendant qui souffre encore à trouver les réunions et à s’identifier aux choses que nous avons tous en commun?

C’est notre responsabilité en tant que membres NA et également en qualité de membres du Comité mondial d’Information publique de remarquer la sorte de gens dont est composée notre communauté locale et d’élaborer des plans dans le but de rejoindre ceux qui ne s’y trouvent pas. Commencez avec votre groupe d’appartenance. Est-ce que ces gens que vous voyez à chaque semaine reflètent la communauté environnante?

Cette tâche peut paraître difficile de prime abord. S’ils ne sont pas là, comment pouvons-nous savoir qui ils sont? Mais c’est vraiment très simple. Pensez à la gamme de gens qui composent votre communauté. Par exemple, les personnes âgées, les jeunes, les handicapés tels que les malentendants ou les aveugles, les gens de différentes ethnies, les professionnels et la classe ouvrière, vous voyez ce que je veux dire, n’est-ce pas? Si nos réunions ne reflètent pas cette diversité, ce n’est probablement pas parce qu’il n’y a pas de dépendants dans ces sous-groupes, mais parce que nous n’avons pas encore réussi à les joindre.

À ce point, vous vous demandez peut-être: «Pourquoi est-ce si important la diversité, qu’est-ce que cela a à voir avec l’information publique ou avec moi?»

La diversité est une partie essentielle du fondement de NA. Dans l’essai sur la Première Tradition du It Works: How and Why, on dit: «[Nous] avons tous intérêt à maintenir l’unité qui sous-tend le bien-être commun [de NA]... L’importance de l’unité encourage nos groupes à regarder au-delà de leur petit monde à eux et de tenir compte des besoins communs de la fraternité NA mondiale ... Avec ouverture d’esprit, nous cherchons à comprendre les points de vue des autres... Lorsque nous travaillons à assurer la vitalité de NA, nous ne travaillons pas seulement pour nous, mais aussi pour ceux qui ne se sont pas encore joints à nous... Notre capacité de survivre en tant que fraternité et de tendre la main aux autres dépend de notre unité.»

Dans l’essai sur la Cinquième Tradition, on dit: «Notre but premier est de transmettre le message au dépendant qui souffre encore.» Un passage de notre Texte de base nous rappelle que: «Une chose, plus que tout autre, peut compromettre notre rétablissement, c’est une attitude d’indifférence ou d’intolérance envers les principes spirituels. Trois d’entre eux sont indispensables: l’honnêteté, l’ouverture d’esprit et la bonne volonté.»

Nous aimerions nous attarder un instant sur ce principe d’ouverture d’esprit. Encourager la diversité est un travail qui demande de l’ouverture d’esprit. De constater que nous ou nos comités ne font pas tout en leur pouvoir pour faire de NA un endroit accueillant pour tous demande de l’ouverture d’esprit. Admettre nos déficiences demande de l’honnêteté et changer, de la bonne volonté. S’il existe des dépendants à quelque part qui n’ont pas entendu parler de NA ou ne viennent pas à NA en raison de quelque chose que nous avons ou n’avons pas fait, alors nous laissons tomber le dépendant qui souffre, la fraternité et, au bout du compte, nous-mêmes. Narcotiques Anonymes était là pour nous lorsque nous sommes arrivés. C’est à nous de faire ce que nous pouvons afin que NA le soit également pour tous les autres dépendants qui en ont besoin.

Pourquoi nous efforcer de tendre la main aux dépendants qui ne sont pas représentés dans nos réunions? Les efforts traditionnels de l’Information publique ne suffiront-ils pas à rejoindre tout le monde tôt ou tard?

Pas nécessairement. Autant nous voudrions être fidèles à notre Troisième Tradition, c’est-à-dire avoir comme seule condition requise pour devenir membre le désir d’arrêter de consommer, nous devons admettre que souvent nos manières de transmettre le message créent en fait d’autres conditions.

Par exemple, si un dépendant ne sait pas lire, il ne peut pas entendre parler de NA par l’entremise d’un panneau publicitaire, d’un journal ou en feuilletant un exemplaire du Texte de base dans une bibliothèque. Ou peut-être que toutes les réunions d’une localité sont inaccessibles aux gens en fauteuil roulant, ne faut-il pas alors être capable de marcher pour devenir membre? Et si toutes nos affiches se trouvent dans des secteurs de la ville que certains dépendants ne fréquentent jamais? Et si nos messages d’intérêt public sont dans une langue que la moitié de la population de notre ville ne parle pas? Ou qu’ils ne sont pas codés pour malentendants? Que se passerait-il si vous alliez en réunion et vous retrouveriez avec des gens avec qui vous n’avez absolument rien en commun du point de vue de la classe sociale, de la race, du genre, etc.? Vous ne resteriez peut-être pas assez longtemps pour entendre les suggestions qui recommandent aux nouveaux de se concentrer sur ce que nous avons tous en commun, c’est-à-dire la dépendance et le rétablissement.

Dans certains lieux, le nombre de membres s’accroît à une vitesse vertigineuse mais pas leur diversité. Les nouveaux sont tous du même milieu ethnique et de la même classe sociale de ceux qui sont déjà en rétablissement. Si cela reflétait la communauté environnante, il n’y aurait pas de problèmes mais souvent ce n’est pas le cas.

Nous pouvons voir cela comme le signe que nous avons réussi à transmettre le message à certains segments de la communauté. Il est maintenant temps d’adapter les éléments de cette réussite afin de rejoindre tous les dépendants de toutes les communautés.

Une façon de commencer est de procéder à un inventaire de votre groupe, de votre CSL ou de votre région. Cet inventaire devrait se concentrer sur différents aspects de votre groupe, par exemple, s’il transmet efficacement le message, si la réunion est accessible en fauteuil roulant, s’il y a assez de matériel adapté comme les publications en gros caractères ou dans les langues appropriées. Le catalogue du BSM fournit la liste de toutes les publications de rétablissement et de services disponibles, y compris les éditions en gros caractères et en d’autres langues. Pour de l’information concernant la manière de faire un inventaire de groupe ou de comités de service, veuillez consulter le A Guide to Local Services in Narcotics Anonymous. Savoir quelles sont les ressources à votre disposition et la situation de votre fraternité locale et de la communauté environnante vous permettra de mieux évaluer où diriger vos efforts d’information publique.

Considérer de sélectionner un segment de votre communauté locale qui est absent de vos réunions et développer un plan spécifique afin de transmettre le message NA à ce segment. Voici quelques idées:

Le but du travail de l’Info publique est de mettre tous les segments du public au courant de ce qu’est NA et comment on peut nous trouver. Où et comment nous fournissons cette information est crucial au développement de la diversité dans la fraternité. Tous les efforts que nous faisons dans ce sens, si petits soient-ils, ont un impact. Les résultats en valent la peine.


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Transmettre le message dans les centres pour adolescents

Par Javanne P., membre votant
Comité mondial de H&P

Tous mes sentiments à propos de transmettre le message aux adolescents sont inspirés du H&I Handbook et de mon expérience personnelle. Mon poste de coordonnatrice d’une réunion NA dans un centre pour jeunes femmes a été un de mes engagements de service qui m’a apporté le plus et l’un des plus exigeants.

C’était exigeant parce que j’ai arrêté de consommer à trente-huit ans et je n’ai pas eu d’enfants. Ma première impulsion était de dire à ces «fillettes» de ne pas gaspiller leur vie et que j’aurais bien aimé devenir abstinente à leur âge. Mais avant de me rendre à cette réunion pour la première fois, j’ai lu le H&I Handbook. Il disait qu’un dépendant est un dépendant, qu’importe son âge. Cela m’est resté en tête et m’a permis de respecter ces jeunes femmes qui étaient des dépendantes comme moi et qui a vaient souffert comme moi. En les respectant, elles ont pu me respecter à leur tour.

C’était gratifiant parce que j’étais capable de transmettre le message. Même si aucune de ces jeunes femmes ne se considéraient trop jeunes pour être dépendantes, elles n’auraient peut-être pas entendu parler de NA si nous n’avions pas tenu de réunion dans ce centre. C’était gratifiant de pouvoir leur dire qu’il existait un endroit pour elles où des gens comme elles s’amusaient, s’entraidaient à devenir abstinents et vivaient une vie qui auparavant n’était qu’un rêve.

Lorsque je transmets le message, il est important que je me souvienne comment j’étais avant de devenir abstinente. Je me rebellais dès que quelqu’un osait me dire ce que j’avais besoin de faire et comment je devais le faire. Je me sentais inférieure quand on me parlait sur un ton qui exprimait qu’on en savait plus que moi et à quel point c’était facile pour moi de ne pas écouter qui que ce soit qui se présentait comme plus vieux et plus sage que moi...

J’étais très reconnaissante d’avoir le H&I Handbook à consulter lorsque j’avais besoin d’expérience, de force et d’espoir. Je voudrais remercier ceux qui ont partagé avec moi par l’intermédiaire de ce guide. Lorsque j’ai foi en NA et m’abandonne au programme, je peux mettre en pratique ma foi en suivant les suggestions des dépendants qui sont venus avant moi.


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Une partie 
de mon fondement

Par Jimmy K., Porto Rico
Membre votant, Comité mondial de H&P

Au début de mon engagement dans H&P, je n’avais aucune idée à quel point cela m’aiderait dans mon rétablissement personnel. Tout a commencé lorsqu’on m’a demandé d’être le modérateur d’une réunion NA dans une unité de désintoxication. À cette époque, nous n’avions pas d’élections ou de procédures avec lesquelles sélectionner les modérateurs. Nous agissions avec ce que nous avions sous la main. Le H&I Handbook n’était pas encore disponible et nous apprenions souvent par nos erreurs.

Lors des réunions du comité H&P, j’ai appris comment remplir cette fonction de la bonne manière. Nous discutions de nos problèmes et nous posions des questions, et cela nous aidait à ne pas répéter les erreurs des autres.

Mon parrain à l’époque était celui qui avait commencé H&P dans notre localité. À sa suite, deux de ses filleuls avaient pris le poste de coordonnateur. J’ignorais que je poursuivais ainsi une tradition de notre «lignée». Ce qui avait commencé en rendant service à quelqu’un qui m’avait demandé de le remplacer à la fin de son mandat s’est transformé en engagement profond de transmettre le message d’espoir de Narcotiques Anonymes, c’est-à-dire la possibilité d’être libéré de la dépendance active.

Ce poste est devenu le premier de plusieurs qui allaient m’aider à comprendre l’importance du travail de Douzième Étape par l’entremise de H&P. Le degré de gratitude que l’on ressent à la suite de tels efforts excède de beaucoup celui de l’énergie investie. Lorsque je me sentais déprimé ou même que l’envie de consommer se manifestait, mon service H&P m’a aidé à ne pas perdre de vue la réalité de la dépendance active. Le fait de voir un patient ou un détenu rencontré lors d’une présentation H&P, abstinent et à une réunion NA, était toujours une grande récompense.

Je ne connaissais rien également de ce qu’apporte le contact avec les autres membres lorsque j’ai commencé à prendre du service H&P. Depuis, je me suis fait de nombreux amis, et ce, uniquement parce ce que j’ai été prêt à m’engager et ensuite à respecter mon engagement.

J’ai pris diverses formes de service dans notre fraternité, certaines touchaient aux activités sociales ou aux levées de fonds, certaines à d’autres domaines nécessaires au maintien de notre existence. Mais le service H&P demeure le plus solidement ancré dans mon coeur. Comme ce travail n’est pas celui qui récolte le plus d’honneurs, il m’aide à rester centré sur le service fondé sur le rétablissement.


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Un «brin»
de politiques

Par David R. Coordonnateur adjoint
Comité mondial des politiques

Au début de ce printemps, j’ai eu l’occasion d’assister à un congrès régional (MARCLNA). J’avais été invité à participer à un atelier sur les politiques tôt le samedi matin. À l’atelier, une fois les présentations faites, un des huit dépendants présents s’est exclamé: «Je veux entendre le type du comité mondial.»

C’était le moment de faire mon petit discours sur les fonctions du Comité mondial des politiques qui, au contraire des autres comités mondiaux, s’occupe uniquement (maintenant c’est peut-être s’occupait) d’un domaine très spécifique, c’est-à-dire les politiques de la CSM. En général, nous communiquions peu avec les comités locaux ou régionaux sauf pendant la Conférence elle-même ou à moins que l’on prenne contact avec nous pour une raison particulière.

Comme je m’y attendais, il était évident que mon laïus avait quelque peu désappointé le groupe. Ils espéraient sinon des réponses du moins quelques suggestions concernant certains problèmes locaux. Et ils ont reçu de l’aide en vue d’une solution, mais d’une autre source que de celle à laquelle il s’attendait.

Alors, où doit s’adresser un membre qui a besoin de directives concernant les politiques? Vers qui doivent se tourner les comités locaux et régionaux lorsqu’ils ont un problème de procédure? Je ne suis pas certain qu’il y ait «une» réponse, je pense plutôt qu’il existe une variété de ressources pouvant leur venir en aide.

Nos Douze Traditions et Douze Concepts sont la première chose qui me viennent à l’esprit. En effet, ces principes détiennent à quelque part la solution aux problèmes de politiques, comme les Étapes la détiennent pour les problèmes que nous rencontrons dans notre vie.

Par contre, ne vous attendez pas à ce que cela fonctionne comme un manuel dont vous pourriez consulter l’index et chercher, par exemple, «droit de vote» et trouver sous cette rubrique tout ce qui a trait à ce sujet. Les concepts et traditions nous orientent au contraire vers une forme idéale d’interaction: à quoi s’attendre des autres et notre propre responsabilité en la matière. Si nous sommes prêts à prendre le temps (et cela peut prendre beaucoup de temps), nous pouvons habituellement trouver quelque chose concernant notre problème. L’expérience m’a appris que ce je trouve peut ne pas être ce que je «veux» trouver. La réponse peut parfois me demander de faire ce que je ne veux pas faire. J’imagine que c’est à ce moment-là qu’interviennent les Étapes!

Notre «nouveau» (pas si nouveau en réalité) Guide to Local Services in Narcotics Anonymous est la ressource suivante. Oui, je sais, beaucoup de membres ne l’ont pas encore lu. Si c’est votre cas, soyez assuré que vous êtes loin d’être le seul dans cette situation, mais il est peut-être temps de vous y mettre. Il contient de nombreuses manières, fondées sur l’expérience du passé, d’éviter ou de résoudre des problèmes de politiques ou de procédures aux niveaux du groupe, du CSL ou de la région. Parmi les plus importants principes évoqués se trouve celui de «faire en sorte que la forme s’adapte à la fonction». Cela signifie qu’il faut prendre garde de ne pas créer plus de structures qu’il n’en faut pour faire le travail. Une suggestion de grande valeur à mon humble avis.

Une autre ressource non négligeable se trouve dans d’autres groupes et comités. Généralement, nos problèmes ne sont pas uniques. D’autres ont souvent eu à faire face aux mêmes situations, comme c’est également le cas dans notre rétablissement personnel. Alors comment faisons-nous pour prendre contact avec ces autres groupes et comités? Les réunions de nos CSLs et régions sont un bon point de départ. Une autre possibilité est d’assister à des ateliers comme celui décrit plus haut.

En dernier lieu, le Bureau des services mondiaux est un excellent endroit où poser vos questions concernant les politiques et procédures. Par contre, ne vous méprenez pas, vous n’y trouverez pas plus qu’ailleurs un «expert» en politiques. Mais des exemplaires de lignes de conduite de comités de partout dans le monde s’y trouvent en quantité. Des copies peuvent vous être envoyées, vous n’avez qu’à en faire la demande. Vous pouvez prendre contact avec le Département des services à la fraternité du BSM par téléphone, télécopieur, courrier électronique ou régulier.

Je suppose que ce ne serait pas responsable de ma part si j’omettais de mentionner le Robert’s Rules of Order. Des groupes et des comités semblables aux nôtres utilisent ce manuel depuis plus de cent ans. Je crois que plus le groupe est grand plus nous en avons besoin et vice-versa bien entendu. Même si en général le Robert’s est très utile, il peut aussi être la cause de déconcertantes «contorsions parlementaires». Et sans l’aide d’un expert dans le domaine, il nous arrive souvent de mal comprendre et de mal utiliser un outil conçu pour nous aider.

Alors, la prochaine fois que vous aurez à résoudre un problème de politiques ou de procédures, n’oubliez pas que vous n’êtes pas seul et souvenez-vous de toutes les ressources à votre disposition.


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Où serez-vous demain?

Vous partez en vacances? Vous déménagez? Vous voulez savoir où sont les réunions? N’attendez pas la veille de votre départ pour téléphoner au BSM. Nous avons besoin de deux semaines au minimum pour vous fournir de l’information concernant les réunions ou les personnes avec lesquelles vous pouvez entrer en contact dans un lieu particulier. Autant que possible, veuillez prendre contact avec les Services à la fraternité du BSM un mois avant votre date de départ, à l’adresse suivante:

WSO Fellowship Services
CP 9999
Van Nuys, CA 91409
Tél. (818) 773-9999, poste 771

Henri H&P H&I Slim

Les lecteurs de l’ancien H&I News connaissaient bien Henri H&P. Pour ceux et celles d’entre vous qui n’ont pas eu ce plaisir, Henri H&P est le mec H&P ultime. Il visite les hôpitaux et prisons du monde entier. Il sait tout et se promène partout. Vous avez une question concernant H&P? Vous avez besoin d’aide? Écrivez au BSM à l’attention de Henri H&P.

Cher Henri H&P,
Je connais notre politique de ne pas donner notre numéro de téléphone aux détenus. Est-ce que la même règle s’applique dans les centres de traitement de la dépendance? Dans notre ville, nous avons des centres à court et à long terme et on nous demande souvent notre numéro de téléphone. Les réunions de nos sous-comités s’embourbent dans cette question. Au secours!

Je me rétablis à Memphis

Cher «je me rétablis»,
Ce n’est jamais une bonne idée de donner son numéro de téléphone personnel aux résidants de quelque centre que ce soit. Toutefois, nous pouvons leur fournir les numéros de nos lignes d’appel à l’aide et mettre à leur disposition les listes des réunions locales. De plus, nous pouvons informer ceux qui semblent avoir le potentiel de devenir des membres NA que nous serons heureux de les voir à une réunion régulière où des membres se feront un plaisir de leur donner leurs numéros de téléphone.

Henri H&P

Cher Henri H&P,
Notre sous-comité H&P a depuis douze ans des réunions et des présentations dans les prisons d’État. De nouveaux problèmes surgissent à chaque fois que des changements se produisent dans l’administration. Le plus récent est un formulaire très détaillé que les modérateurs doivent remplir en tant que personnes responsables; une version plus courte doit être remplie par tous les participants. L’administration nous a assurés que seul le directeur du programme prendrait connaissance de l’information que nous fournissons et qu’elle ne serait pas utilisée pour nous interdire l’accès de la prison. Beaucoup des membres de nos comités n’aiment pas cette nouvelle façon de faire. Que pouvons-nous faire?

Avons besoin de suggestions

Cher «avons besoin»,
Une présentation commune de H&P et d’Info publique qui mettrait l’accent sur la Douzième Tradition pourrait peut-être aider. Utiliser ce moment pour faire part de vos inquiétudes à l’administration et écouter ce qu’elle a à vous dire peut mener à une solution acceptable aux deux parties.

Au bout du compte, c’est à chaque dépendant qu’appartient la décision. Certains peuvent être vraiment mal à l’aise à l’idée de fournir l’information demandée tandis que d’autres n’en seront nullement affectés.

Henri H&P


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Imaginez...

Cet endroit magnifique s’appelle «Castle Hill». Lors du plus récent congrès-camping de la région Aotearoa en Nouvelle-Zélande, il a été le site, à minuit, d’une réunion à la belle étoile.


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Pleins feux
sur le personnel

Vous est-il déjà arrivé de téléphoner ou d’écrire au Bureau des services mondiaux? Ou en avez-vous déjà eu l’intention, mais n’étiez pas sûr si c’était la chose à faire? Beaucoup de membres s’interrogent sur les fonctions du BSM outre celle d’expédier des publications. Certains sont au courant de celles-ci, mais ne savent pas à qui s’adresser lorsqu’ils téléphonent.

Nous avons pensé que cela pourrait aider si nous commencions à vous présenter certains employés du BSM et à décrire leurs responsabilités. «Pleins feux sur le personnel» paraîtra régulièrement dans le NA Way Magazine.
L’employé du mois est Sylvia Cordero. Elle a commencé à travailler au BSM en août 1988. À l’origine, son travail était d’entrer les informations sur les groupes et les serviteurs de confiance, ainsi que les nouveaux abonnements au NA Way dans la banque de données du BSM. Elle entrait également les adresses des réunions dans le défunt World Directory. Peu après avoir embauché Sylvia, la direction du BSM s’est rendu compte qu’il était impossible de publier un répertoire de réunions puisqu’il n’était plus à jour avant même d’être rendu chez l’imprimeur. 

Le BSM a immédiatement pris avantage du bilinguisme de Sylvia en lui confiant la tâche d’envoyer les «Trousses de départ» en espagnol, de traduire certaines lettres et de répondre aux appels en espagnol. 

En 1994, Sylvia est devenue une employée permanente du service à la clientèle et a commencé d’assister les clients qui désiraient des publications en espagnol. Elle prend les commandes téléphoniques et répond également aux questions concernant les produits offerts par le BSM. Elle s’occupe également de toutes les commandes en provenance de BSM-Chatsworth et de BSM-Canada, des paiements de commandes de publications et du dépôt quotidien à la banque.

Il y a quelques années, Sylvia a commencé à apprendre le portugais et elle peut maintenant répondre aux appels en portugais.

Alors, si vous parlez espagnol, portugais ou anglais et téléphonez au service à la clientèle, dites bonjour à Sylvia. L’aspect préféré de son travail est de parler aux gens, alors elle sera heureuse de vous répondre.


Cession des droits d’auteur

Cette autorisation signée doit accompagner tous les textes soumis.

Par la présente, je donne la permission au World Service Office, au NA Way Magazine, à leurs successeurs, cessionnaires et aux personnes agissant sous leur autorité, de publier le matériel original ci-annexé, intitulé : Je comprends que ce matériel peut être révisé. Je comprends également que ce matériel peut être réimprimé dans d’autres journaux de la fraternité NA. Je possède l’habilité de rédiger cette autorisation et, par la présente, je libère le World Service Office et le NA Way Magazine de tout blâme par moi-même, mes successeurs, et/ou mes cessionnaires.

Signature : _________________________

Date : _____________________________


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MISE À JOUR DES
PRODUITS DU WSO


DI #23 en norvégien
Rusfri etter behandling
Produit No. NR3123 Prix: 0,20 $US
Quantité de 100 ou plus: 0,18 $US

DI #6 en suédois
Tillfrisknande och återfall
Produit No. SW3106 Prix: 0,20 $US
Quantité de 100 ou plus: 0,18 $US

Sluggfest:
A Home Group Anthology
(en anglais seulement)
Ce livre en deux couleurs contient les bandes dessinées «Groupe d’appartenance»
publiées dans le NAWay Magazine sur une période de huit ans.
Produit No. 9406 Prix: 8,95$US



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